Comparée à d’autres catastrophes, quelle a été la puissance de l’explosion au port de Beyrouth ? – Le Monde

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Publié aujourd’hui à 16h19, mis à jour à 16h48

La double explosion survenue au port de Beyrouth mardi 4 août peut rappeler celle de l’usine AZF, à Toulouse, le 21 septembre 2001. Dans les deux cas, du nitrate d’ammonium était en cause. A la différence près qu’à Toulouse, ce sont 300 à 400 tonnes qui ont explosé, contre 2 750 tonnes sur le port de la capitale libanaise.

La puissance d’une explosion, c’est-à-dire l’énergie dégagée lors de la détonation, peut être mesurée en « tonnes d’équivalent TNT ». Pour estimer l’ampleur de celle de Beyrouth, on peut s’appuyer sur le ratio de 0,42 cité notamment par l’armée américaine (il s’agit du facteur d’efficacité relative du nitrate d’ammonium comparé au TNT : soit 1 tonne de nitrate d’ammonium équivaut à 0,42 tonne de TNT) et aboutir au chiffre de 1 155 tonnes d’équivalent TNT.

Mais comme on ne connaît ni l’âge ni l’état exact des quantités qui étaient stockées, des chercheurs en explosions et dynamiques de souffle de l’université de Sheffield (Royaume-Uni) ont préféré établir une fourchette, estimant que l’explosion sur le port de Beyrouth a libéré « entre 1 000 et 1 500 tonnes » d’équivalent TNT.

C’est une des explosions accidentelles parmi les plus puissantes jamais enregistrées depuis celle d’Halifax (Canada), le 6 décembre 1917, lorsqu’un navire norvégien était entré en collision avec un cargo français chargé de munitions. La détonation avait produit 2 900 tonnes d’équivalent TNT. L’explosion de Beyrouth reste dix fois moins forte que celle de la bombe atomique larguée par l’armée américaine sur Hiroshima (Japon), le 6 août 1945, lors de la seconde guerre mondiale.

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