Comment Nathalie Loiseau a raté son atterrissage à Bruxelles Nathalie Loiseau, après l’annonce des résultats aux élections européennes, le 26 mai, à Paris. LUDOVIC MARIN/AFP

Après des propos à charge contre ses alliés, l’ex-ministre a dû renoncer à la présidence du groupe centriste à Strasbourg.

Correspondante à Bruxelles

Vingt et un eurodéputés Renaissance, une place jugée centrale dans la nouvelle Assemblée et dans ce groupe des libéraux européens – rebaptisé mercredi Renew Europe. La chef de file du parti présidentiel, Nathalie Loiseau, avait fait une arrivée en force au Parlement européen. Elle se voyait déjà à la présidence de ce groupe, le troisième de l’hémicycle. Mais elle a été contrainte de renoncer à ses ambitions jeudi après-midi. Elle ne briguera pas ce poste. «Nathalie a compris toute seule qu’il fallait qu’elle se retire», résume-t-on à Paris.

Tout avait pourtant plutôt bien commencé. Après une campagne électorale calamiteuse, l’ex-ministre des Affaires européennes d’Emmanuel Macron avait multiplié depuis le début du mois les rencontres avec ses alliés, mais aussi avec les chefs de file des différents groupes qui tentent actuellement de bâtir la coalition susceptible d’élire le futur président de la Commission européenne. Elle les voyait encore jeudi après-midi. …