Comment La Chaussette de France a adapté son environnement de travail aux exigences sanitaires

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Comment La Chaussette de France a adapté son environnement de travail aux exigences sanitaires

La Chaussette de France, marque de la manufacture troyenne Tismail, est un des fleurons de la cité de la maille champenoise. Une entreprise qui souffle en 2021 ses 60 bougies, avec 2,5 millions de paires de chaussettes produites chaque année, un chiffre d’affaires d’environ 6 millions d’euros et une fabrication 100 % locale.

Mais La Chaussette de France, c’est avant tout un site industriel de 5 000 m², où se relaie une cinquantaine de personnes. Compliqué dans ce contexte d’imaginer la mise en place du télétravail. « Lors du premier confinement, certains de nos collaborateurs ont pris la main sur leur ordinateur à distance pendant quelques jours, mais il est difficile d’imaginer les salariés partir avec les machines de l’usine sous le bras », constate Benoit Seguin, PDG de Tismail.

Si pendant un temps la société a envisagé le recours au chômage partiel et au PGE, elle a très rapidement changé de stratégie. « Il y avait une demande incroyable sur les masques, pour une offre pitoyable. Il fallait agir. Dès la mi-avril, nous nous sommes penchés sur cette question et, grâce à notre réseau, nous avons rapidement lancé la production de masques de protection. »

L’usine tournant à plein, pas question de réduire les effectifs, ni de faire travailler certaines personnes à distance, ceci valant aussi pour le personnel présent dans les bureaux (bureau de style, administration et direction). « Une usine, c’est une chaîne où tout le monde doit être présent, y compris la direction. Vous imaginez gérer un site industriel à distance ? »

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Un protocole adapté… et efficace

Faute de télétravail, il a fallu trouver des solutions pour protéger le poste de chacun. La recette : un distributeur de gel hydroalcoolique à l’entrée de chaque pièce et la mise en place de plexiglas partout où cela permet d’assurer une séparation des personnes. « On vit dans des aquariums », ironise Benoit Seguin. Ajoutez à ceci le port du masque, des flux de circulation revus et des tests réalisés au moindre soupçon de contamination.

Protéger les ordinateurs et les machines s’est révélé d’autant plus complexe que les équipes fonctionnent en trois-huit. Encore une fois, la solution adoptée a été simple et pragmatique : « chaque équipe nettoie les machines en arrivant et en partant. Les ordinateurs sont ainsi désinfectés six fois par jour ».

C’est donc sur la protection physique du matériel qu’a misé Tismail, plus que sur l’utilisation d’outils technologiques, l’objectif étant de limiter autant que possible les risques. Résultat de ces mesures : deux personnes de l’usine seulement ont été touchées par la Covid depuis le début de la crise sanitaire.

Miser sur des acteurs locaux

Ces contraintes sanitaires sont aussi imposées aux prestataires informatiques de la société. Chose d’autant plus importante que ce sont des acteurs locaux, comme Cyllene Troyes, (ex-Alpix) pour l’infogérance, ou l’agence TWS, pour le site web de l’entreprise. Le SI de Tismail est centré autour d’un ERP personnalisé, construit depuis plus de 10 ans par une développeuse indépendante.

« Nous apprécions la réactivité et la disponibilité des acteurs locaux », explique Benoit Seguin. Des sous-traitants qui ont eu beaucoup à faire dans un contexte de transformation rapide et massive de la production de l’usine. Ces acteurs se doivent par ailleurs d’être force de proposition pour faire évoluer le SI et les outils informatiques de Tismail. « Nous sommes force de proposition sur la chaussette et nous nous attendons à ce que nos partenaires le soient sur l’IT. Chaque semaine, nous progressons un peu plus dans la bonne direction. »

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