Comment Huawei veut prouver qu’il n’est pas une menace pour la sécurité nationale

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divDepuis plusieurs années, les États-Unis affirment que Huawei est une menace pour la sécurité nationale en raison de ses liens potentiels avec le gouvernement. Pour l’instant, le pays n’a pu apporter aucune preuve attestant de cette hypothèse —même s’il dit en avoir, ce qui n’a pas empêché les tensions de grossir au cours de ces derniers mois.

La société chinoise a été placée sur liste noire afin de mettre en évidence ce risque et d’empêcher les entreprises américaines de faire du commerce avec elle. Il y a peu, l’administration Trump a indiqué que les sanctions à l’égard de la firme allaient durer jusqu’à 2021 (au moins).

« Nous sommes prêts à être disséqués en réponse à toute cette pression politique »

Dans ce contexte, Huawei a décidé de chercher à se défendre. Pour ce faire, la société a annoncé qu’elle était prête à ce qu’une équipe d’experts indépendants enquête sur elle pour prouver qu’elle ne présente aucun risque pour la sécurité nationale. Si c’est le cas, elle pourrait espérer que les USA lèvent les sanctions et que plusieurs pays acceptent d’utiliser ses équipements 5G. Après avoir tergiversé sur la question, le Royaume-Uni s’est prononcé en faveur d’un bannissement de Huawei de son réseau 5G il y a quelques mois.

Luigi de Vecchis, le président de Huawei aux USA s’est exprimé sur la situation lors de l’inauguration d’un nouveau centre en Italie. Il a indiqué : « Nous allons ouvrir nos organes, nous sommes prêts à être disséqués en réponse à toute cette pression politique. Je reste abasourdi par le fait qu’un pays de la taille des États-Unis puisse attaquer un autre pays en le démolissant, via des accusations sans fondement visant l’une de ses entreprises ».

Le secrétaire d’État des États-Unis, Mike Pompeo s’est fendu d’une rencontre avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte pour discuter de Huawei. Lors de celle-ci, il a enjoint le pays à « examiner soigneusement le risque que représentent les technologies » de sociétés comme le groupe chinois, comme Trump avait pu le faire avec plusieurs pays européens dans le passé. Le président de Huawei en Italie a tenu à clarifier la situation, mais il affirme que la venue de Pompeo alors qu’il s’exprime sur le sujet n’est que le fruit du hasard.

Lors de sa prise de parole, Luigi de Vecchis a tenu à ajouter que Huawei ne prévoyait pas de quitter le marché italien et qu’il allait même lancer de nouveaux produits sur le territoire.

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