Comment Facebook veut vous aider à identifier les infos satiriques

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Faut-il aider les internautes à mieux distinguer la réalité de la satire ? C’est semble-t-il le point de vue de Facebook qui vient d’annoncer la mise en place d’étiquettes supplémentaires pour les publications des pages suivies par ses utilisateurs. Le réseau social explique ainsi :

À partir d’aujourd’hui aux États-Unis, nous testons un moyen de donner aux gens plus de contexte sur les pages qu’ils voient. Nous commencerons progressivement à appliquer des libellés tels que « page publique officielle », « page de fans » ou « page de satire » aux publications dans le fil d’actualité, afin qu’ils puissent mieux comprendre leur origine.

Quand la satire est prise pour de la vraie information

Le géant de la tech n’a pas fourni d’explications supplémentaires sur les raisons de cette décision. Ce n’est en tout cas pas la première fois que ce dispositif de clarification est utilisé. Ainsi, depuis juin dernier, la plateforme étiquette les publications des médias « contrôlés financièrement et éditorialement par un État ». La firme de Mark Zuckerberg expliquait alors s’appuyer sur les services de 65 spécialistes des médias pour repérer ces organisations.

La labellisation des publications des pages satiriques peut paraître surprenante mais il arrive que leurs contenus, même s’ils sont drôles et pertinents, trompent certaines personnes qui les prennent pour de vraies informations. Les exemples ne manquent pas à ce sujet, notamment en France ou à ses débuts, Le Gorafi a semé le trouble chez de nombreux internautes. En 2013, l’article : « Toulouse : il se fait abattre de 46 balles dans le corps pour avoir demandé un « pain au chocolat » a ainsi été pris au sérieux et généré de très nombreux commentaires.

Comme l’avaient bien montré nos confrères du Monde, il arrive aussi que des articles satiriques soient utilisés à des fins politiques. C’est le cas d’une fausse interview d’Emmanuel Macron publiée par Le Gorafi. Des sites proches de l’extrême droite française lui ont par la suite attribué une fausse citation : « quand je serre la main d’un pauvre, je me sens sale toute la journée ».

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