Collecte de dons : comment le numérique change la donne

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Collecte de dons : comment le numérique change la donne

Avec plus de 40 ans d’existence et une présence dans 19 pays, Solidarités International a connu de nombreuses crises au niveau planétaire. La pandémie actuelle est l’une d’elles. Et l’ONG, dont les missions portent sur l’accès à l’eau potable, intervient ainsi en France, où son siège compte une centaine de personnes.

Pour financer ses actions, l’organisation mobilise des dons. La Covid-19 est cependant venue perturber en partie cette activité de collecte, qui s’effectue au travers de différents canaux, notamment en physique.

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10 % des dons sur le canal digital

Le digital tient lui aussi un rôle, même s’il ne représente aujourd’hui que 10 % des dons. L’objectif est cependant de faire croître cette part. Pourquoi ? Car les dons en ligne sont moins coûteux qu’en version papier, notamment.

Matilde Touzalin, responsable du service collecte de fonds, ne fixe pas d’objectif cependant. « L’objectif premier est que nos outils et ce que nous proposons aux donateurs correspondent le mieux à leurs attentes. Je sais par ailleurs que notre base compte de nombreux donateurs attachés au papier. »

Convertir 100 % de cette base n’est donc pas au programme de Solidarités International en France. Mais la part du digital devrait croître néanmoins. Et la nouvelle plateforme de marketing digital adoptée depuis juillet 2020 par l’ONG devrait y contribuer.

Auparavant, l’équipe en charge de la collecte exploitait une autre solution, jugée notamment trop complexe d’utilisation, mais aussi trop coûteuse. Et cela, sans compter des bugs « insolubles » pénalisant les campagnes d’e-mailing.

Une gestion simplifiée et automatisée de l’e-mailing

L’année dernière, le service collecte a donc basculé sur le service SaaS de l’éditeur français SendinBlue. « Il nous permet de mettre en place des cycles de marketing automation et des campagnes de manière simple et rapide », se félicite Matilde Touzalin, qui salue aussi la réactivité du support.

Support et simplicité d’usage constituent en effet des « atouts lorsqu’on est une petite équipe », soit trois personnes. La facilité de prise en main était par conséquent un des principaux critères de choix. Le prix est un autre bénéfice.

En changeant d’outil, l’ONG a pu diviser par cinq ses coûts. Or, dans le monde associatif, le bon usage de l’argent est une préoccupation majeure. Encore faut-il cependant que cette économie ne rime pas avec une perte d’efficacité.

Ce n’est pas le cas. Au contraire. « Nous collectons plus de dons depuis le passage à SendinBlue », affirme la responsable du service collecte. Grâce à la lisibilité des rapports de campagne, l’association dispose d’une meilleure visibilité sur les bugs éventuels ou leur inscription sur des listes noires. Résultat, les taux d’ouverture ont doublé, avec à la clé une hausse des dons.

Des synergies e-mailing et télémarketing

Solidarités International a accompagné l’adoption de la plateforme d’une mise à jour de sa segmentation digitale. L’organisation a gagné en outre en efficacité grâce à des synergies avec son prestataire de télémarketing, lui aussi passé sur SendinBlue. Elle peut ainsi coordonner et automatiser e-mailing et marketing téléphonique via des cycles.

Un exemple ? Suite à un appel pour un don, un cycle d’e-mails est ainsi déclenché automatiquement : un premier message de remerciement est envoyé. Suivra un second courriel destiné à renouveler la demande de don, puis d’autres relances. C’est l’automatisation. Matilde Touzalin se dit néanmoins attentive à ce que la pression marketing reste « raisonnable ».

Campagnes d’e-mails, newsletters, connexion avec le télémarketing sont les principales actions digitales de l’ONG via le service SaaS. La plateforme propose cependant d’autres fonctionnalités, notamment pour communiquer auprès d’abonnés sur les réseaux sociaux, dont Facebook.

« Cela peut être intéressant pour nous sur certaines opérations, mais nous ne l’avons pas encore mis en place », explique la responsable, qui n’exclut pas le recours à ces fonctions à l’avenir. La personnalisation, grâce à un meilleur usage des informations sur les donateurs en base de données, est une autre ambition.

Ces projets se heurtent toutefois à la question des ressources, humaines et en temps. Or, ces ressources doivent déjà se partager entre les différents canaux, dont le digital. Au même titre qu’une PME du secteur privé, le monde associatif a besoin de simplicité et d’automatisation pour s’extraire de cet obstacle des moyens.

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