Au Pakistan, en octobre 2018. Un demi-million de personnes ont été forcées de partir de la province du Baloutchistan, chassées par la sécheresse

Au-delà de 1,5 °C de réchauffement, les impacts seront catastrophiques préviennent les scientifiques du Giec dans leur nouveau rapport. Les effets se font déjà sentir.

Le temps du constat est fini, il faut d’urgence passer à l’action. C’est la sonnette d’alarme que tire le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Ces scientifiques ont publié dans la nuit de dimanche à lundi un nouveau rapport décrivant par le menu la différence entre un réchauffement déjà terrible de 1,5 °C et celui franchement catastrophique de 2 °C fixé comme plafond par la COP 21 à l’horizon 2100.

Ce petit demi-degré change tout : dans un cas 350 millions d’humains « seulement » seront confrontés à des inondations, pour 410 millions dans l’autre. L’hypothèse numéro 1 entraînerait la mort de « seulement » 70 % des récifs coralliens, l’hypothèse deux signifierait la disparition totale de ces habitats sous-marins exceptionnels. Pareil pour l’extinction des espèces vertébrées qui passerait de 4 % à 8 %. Plus visible et plus symbolique, en cas de hausse moyenne de 1,5 °C, les marins traverseraient le pôle Nord sans voir le moindre morceau de banquise un été par siècle « seulement » contre un été tous les 10 ans en cas de hausse moyenne de 2 °C.

Les ONG réclament un big bang écologique

Il faut « un big bang écologique pour limiter le réchauffement » réclame le WWF (Fonds mondial pour la nature). Et pour cause. Selon les dernières projections, même le scénario catastrophe du Giec est aujourd’hui hors de portée : si des efforts drastiques ne sont pas engagés, la hausse globale des températures sera plutôt de l’ordre +3 °C.

Les effets de ce dérèglement sont d’ailleurs déjà largement visibles, au point que les chercheurs admettent aujourd’hui en avoir peut-être sous-estimé l’ampleur. « Les choses que les scientifiques avaient promises pour le futur sont en train de se produire » résume Jennifer Morgan, la directrice de Greenpeace International.

« Il suffit de regarder autour de (…)

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