National Grid a lancé le 8 novembre un fond d’investissement de 250 millions de dollars. Ce fournisseur d’énergie britannique souhaite accélérer sa transformation numérique en se rapprochant des jeunes entreprises aux projets les plus innovants dans ce domaine.

Les grands groupes du secteur énergétique ne doivent pas seulement préparer la transition énergétique, ils doivent aussi entamer ou continuer leur transformation numérique. En ces sens, National Grid, fournisseur d’énergie britannique installé dans le nord des États-Unis, débute des investissements massifs.

Un portefeuille de 250 millions de dollars

Selon TechCrunch, le groupe installe une Venture Capital au cœur de la Silicon Valley. Cette dernière se nomme tout simplement National Grid Partners (NGP pour les intimes).

A sa tête, on trouve Lisa Lambert, l’ex-vice-présidente et directrice générale d’Intel Capital. National Grid ne fait clairement pas les choses à moitié. La dirigeante dispose d’un portefeuille de 250 millions de dollars pour investir dans des startups spécialisées dans les technologies liées à l’énergie. Pour ce faire, le fond se donne deux à trois ans.

Logiquement, National Grid souhaite soutenir les projets concernant la CleanTech. Pour cela, le groupe britannique est à la recherche de jeunes entreprises innovantes dans l’intelligence artificielle, les SaaS, la conception d’équipements intelligents (Smart Grids), la sécurité, ainsi que la Blockchain. Basé à Las Gatos, NGP veut financer 10 à 15 startups en phase de croissance par an.

Soutenir les projets CleanTech les plus innovants

energie national grid

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Les financements en question sont plus ou moins importants selon l’ambition des projets soutenus. Pour l’instant, National Grid a financé cinq jeunes pousses dont Autogrid, un spécialiste de l’analytics et du machine learning attaché à apporter des solutions de maintenance prédictive aux industriels américains.

Le VC soutient également ClimaCell, l’éditeur d’une solution de prédiction météorologique à la minute près pour faciliter maintenance des smart grids et prévoir les cas de tempête. Leap est la troisième startup à intégrer ce portefeuille. Elle propose une marketplace pour les ressources énergétiques distribuées facilitant la monétisation des services et ainsi l’automatisation des échanges sur les marchés de l’énergie.

Omnidian quant à elle propose des plans de protection complets pour les investissements dans les systèmes d’énergie solaire résidentiels et commerciaux. Elle optimisera et contrôlera les ressources énergétiques distribuées, l’analyse des données et la capacité de prévision, tout en donnant un aperçu du marché photovoltaïque. Enfin, NGP soutient SiteTracker, une startup qui conçoit une plateforme SaaS qui permet aux gestionnaires d’équipements énergétiques de mieux gérer le cycle de vie de leurs appareils.

Au total, NGP a injecté 19 millions de dollars dans les cinq entreprises présentées ci-dessus.

National Grid ne veut pas se laisser « disrupter »

Ces différentes solutions doivent répondent aux besoins métiers de la firme en même temps qu’ils accélèrent sa transformation numérique. Il ne s’agit pas de racheter les startups en question, mais d’infuser l’esprit d’innovation au sein du groupe. C’est d’ailleurs la stratégie la plus commune adoptée par les entreprises énergétiques. Selon Lisa Lambert, National Grid ne veut pas se laisser “disrupter”. C’est pour cette raison qu’elle prend les devants afin de conserver ses 7 millions de clients sur le sol américain.