Un collège de cinq garants va être nommé pour “garantir l’indépendance” du grand débat national voulu par Emmanuel Macron pour tenter de sortir de la crise des “gilets jaunes”, a annoncé Matignon ce lundi dans un communiqué précisant les modalités d’organisation.

Deux de ces cinq personnes seront désignées par le gouvernement, tandis que les trois autres seront nommés respectivement par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LaREM), le président du Sénat Gérard Larcher (LR) et celui du Conseil économique, social environnemental, Patrick Bernasconi, a fait savoir le cabinet du Premier ministre Edouard Philippe, sans dévoiler de noms.

La volonté du gouvernement est, selon les mots d’Édouard Philippe, que “ce comité des garants ne soit pas l’expression simplement de choix qui viendraient du gouvernement mais bien de la réunion de personnalités indépendantes désignés par l’ensemble des pouvoirs institutionnels”. 

Un débat “pas sous contrôle du gouvernement”

“Indépendants du Gouvernement et reconnus pour leur engagement au service de l’intérêt général, ils s’assureront de l’impartialité et de la transparence de la démarche”, a précisé Édouard Philippe dans son communiqué. Il ajoute qu'”ils veilleront à la régularité de la méthode et à celle des travaux d’analyse et de synthèse des contributions recueillies”.

Le gouvernement va également proposer “à toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale ou au Sénat” de participer à un “comité de suivi, chargé de veiller au plein respect du principe de pluralisme”, précise Matignon.

Plus tôt sur RTL, la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon avait assuré que le grand débat national ne serait pas sous le “contrôle” du gouvernement malgré la nomination de deux ministres pour l’animer.

“Il faut séparer deux missions qui sont très différentes, une mission d’animation et un rôle de garant pour garantir l’impartialité, la neutralité et la qualité de la restitution”, a-t-elle ajouté. 

Sébastien Lecornu et elle-même attendent leur nomination “pour discuter avec eux de la bonne manière de faire, leur proposer une procédure, qu’ils la questionnent, qu’ils la valident”. Ils seront “chargés de faire vivre le débat”, a par ailleurs officialisé Matignon.