C’est une nouvelle pointure qui vient d’apporter son avis sur le dossier des puces espions de Supermicro. En effet, Rob Joyce, conseiller principal pour la stratégie de cybersécurité à la NSA (et ex-conseiller à la Maison Blanche), s’interroge à son tour sur l’exactitude de “The Big Hack” de Bloomberg Businessweek.

Il dénonce indirectement cette surmédiatisation et cette effervescence en rajoutant qu’aucune preuve réelle n’a été fournie pour l’instant. « Depuis ma position, je comprends assez bien ce qui nous inquiète et ce sur quoi nous travaillons tous ensemble. Mais je n’ai rien vu. Tous les milieux industriels /commerciaux paniquent à en perdre la raison. Et pour autant, personne n’a encore rien trouvé. »

Image Bloomberg

Il fait d’ailleurs remarquer que toutes les sociétés et les entités citées dans l’article avaient démenti ce dernier et certaines –notamment Apple, Amazon et Supermicro- avaient émis de fortes critiques. Il a ajouté que ces dernières doivent avoir conscience des sanctions terribles qui pourraient tomber si les régulateurs découvraient qu’elles avaient menti (ndlr : le responsable semble bien faire la distinction entre le fait de mentir et celui d’être trompé). Il n’a donc aucun raison de douter, comme ses confrères de la Sécurité Intérieure ou du FBI, qui affirment ne jamais avoir mis au courant.

« Tout cela est bien confus », conclut-il avant d’ajouter qu’il avait de graves inquiétudes quant à l’avenir. « Je crains que nous ne poursuivions des ombres. Je suis inquiet que cela puisse nous distraire [d’autres choses] ».

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