Chevaux mutilés: Que sait-on de l’homme de 50 ans qui a été placé en garde à vue hier et soupçonné dans le passé d’actes zoophiles sur des moutons ? – Vidéo – Le Blog de Jean-Marc Morandini

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Un homme a été interpellé lundi dans le Haut-Rhin et placé en garde à vue dans l’enquête ouverte fin août dans l’Yonne après des sévices infligés à un cheval et deux poneys, selon une source proche du dossier. Un portrait robot d’un des deux agresseurs, qui s’en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé. Le suspect arrêté ne reconnait aucun fait reproché, indique le parquet. 

Le Parisien précise que l’homme, âgé de 50 ans, a été interpellé ce matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon (Côte-d’Or). Il est soupçonné d’être l’auteur d’attaques de chevaux dans l’Yonne dans la nuit du 24 au 25 août dernier.

“Des perquisitions sont en cours sur la vaste propriété de cet homme”, précisent nos confrères. “A ce stade, difficile de savoir si l’homme interpellé est bien le suspect” dont le portrait-robot a été diffusé ces derniers jours. Cet homme est soupçonné dans le passé d’actes zoophiles. « Le suspect avait été inquiété pour des sévices sexuels sur des moutons en Allemagne et d’autres bêtes en France », indique une source proche du dossier. Des enquêtes avaient été ouvertes mais finalement classées.

Rappelons qu’un portrait-robot d’un des deux agresseurs, qui s’en étaient également pris au propriétaire du refuge, avait été diffusé et l’enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Dijon qui a procédé ce lundi à l’interpellation du suspect.

S’il est étranger au monde équestre, le suspect est déjà connu de la justice pour des affaires de stupéfiants, et il est entendu cet après-midi par les enquêteurs de la gendarmerie. « On doit confirmer son implication dans cette affaire, et vérifier qu’il n’est pas concerné par d’autres agressions sur des animaux », souligne le parquet de Sens au Parisien.

Rappelons que deux suspects étaient toujours recherchés dimanche après-midi en Côte-d’Or où un important dispositif de gendarmerie a été déployé après qu’un propriétaire de chevaux a signalé une intrusion dans son pré où un cheval a été blessé.

Vers 2H00 du matin à Losne, “le propriétaire a aperçu des lampes dans son pré” et prévenu les gendarmes qui ont envoyé 40 hommes sur le terrain, appuyés par un hélicoptère, ainsi qu’une équipe cynophile, en présence du commandement régional, a indiqué à l’AFP la gendarmerie de Côte-d’Or qui avait momentanément mis en place un dispositif de contrôle routier avec les départements voisins.

Le dispositif de la gendarmerie a été “progressivement allégé dans la matinée et il reste une quinzaine de gendarmes à l’oeuvre pour la poursuite des investigations”, confiées à la brigade de recherches de Beaune et la section de recherches de Dijon.

“Un cheval a été blessé au niveau du flanc. Une blessure pas très profonde selon l’examen vétérinaire”, a précisé le parquet de Dijon à l’AFP.

Par ailleurs, dans le Cantal, à, une jument a été retrouvée morte et particulièrement mutilée samedi soir. Les propriétaires l’ont trouvée dans sa pâture, “éventrée, une oreille en moins et les mamelles coupées”, a indiqué dimanche à l’AFP le parquet d’Aurillac, confirmant une information du quotidien régional La Montagne.

“Des prélèvements ont été faits lors de l’autopsie pour savoir si les mutilations auraient été infligées post-mortem”, a précisé le parquet.

Avec la multiplication de mutilations d’équidés dans toute la France, le sujet est devenu sensible. Des consignes ont été passées aux propriétaires “d’appeler les forces de l’ordre et de ne pas intervenir eux-mêmes”, selon les gendarmes. Le Val-d’Oise, en région parisienne, a enregistré ses premiers cas samedi: deux juments, qui ne sont pas mortes, l’une présentant une coupure à la vulve et l’autre une coupure de 30 centimètres sur le flanc. Elles étaient parquées dans le même pré à Grisy-les-Plâtres, petite commune rurale du Vexin.

De même, l’Isère avait connu son premier cas à Bonnefamille le 30 août avec une ponette incisée de 20 cm sous l’oreille gauche et deux coupures au postérieur.

Alors que de tels actes se sont déjà produits dans plus d’une vingtaine de départements, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) “coordonne” le suivi des enquêtes pour en analyser les éléments.

“Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel”, a indiqué cette semaine le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie.

Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé: un challenge sur internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés, des rites sataniques…

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