Ces chefs d’État et de gouvernement testés positifs au Covid-19 avant Donald Trump – Le Figaro

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«La première Dame et moi avons été testés positifs au Covid-19. (…) On va s’en sortir ensemble !». C’est par ce tweet succinct que le président des États-Unis, en pleine campagne présidentielle, a annoncé être positif au nouveau coronavirus ce vendredi, après avoir appris que sa proche conseillère, Hope Hicks, était elle-même atteinte de cette maladie.

La nouvelle est d’autant plus fracassante que le président américain est accusé, sur la base d’une série d’entretiens qu’il a accordés au journaliste Bob Woodward, d’avoir cherché maintes fois à minimiser la pandémie. «Il n’y a pas de mensonge (…) Je ne veux pas sauter dans tous les sens et commencer à crier: mort! mort!», avait-il notamment déclaré mi-septembre pour tenter d’expliquer ses déclarations au célèbre journaliste.

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Jair Bolsonaro, président du Brésil

Avant lui, l’ironie du sort avait frappé d’autres chefs d’États qui s’étaient eux aussi illustrés en minimisant la gravité du Covid-19. Ce fut le cas, par exemple, du président brésilien Jair Bolsonaro, qui avait longtemps qualifié la maladie de «grippette». Après avoir refusé de porter un masque de protection et régulièrement ignoré les distances de sécurité avec ses supporters, Jair Bolsonaro, 65 ans, était ainsi resté positif au SARS-CoV-2 pendant trois semaines en juillet 2020, avant de se rétablir et d’être de nouveau testé négatif. Une guérison qu’il a attribuée à son traitement à l’hydroxychloroquine, médicament controversé également défendu par Donald Trump.

Boris Johnson, premier ministre britannique

Testé positif au Covid-19 le 26 mars dernier, le premier ministre Boris Johnson avait même passé trois nuits en soins intensifs en avril à cause de symptômes persistants. Sorti d’hôpital le 12 avril dernier, il avait remercié les soignants à qui «il doit la vie», et repris ses fonctions à plein temps le 27 avril. Tout comme Trump ou Bolsonaro, Boris Johnson avait mis du temps à reconnaître la dangerosité du virus, pariant au début de la crise sur une stratégie d’immunité collective.

Depuis son hospitalisation, le dirigeant conservateur de 56 ans n’a cessé de susciter des interrogations sur les répercussions de la maladie sur sa santé au Royaume-Uni, où le nouveau coronavirus a tué plus de 42 000 personnes – le pire bilan en Europe – et où le nombre des contaminations est reparti à la hausse ces dernières semaines. Le 29 septembre, Boris Johnson annonçait se sentir «plus en forme» après avoir suivi un régime alimentaire pour perdre du poids.

Prince Charles, prince héritier du Royaume-Uni

Toujours outre-Manche, le Prince Charles, âgé de 71 ans et fils aîné de la reine Elizabeth II, avait lui aussi été testé positif au Covid-19 le 25 mars, mais n’a souffert que de légers symptômes. Il a guéri après s’être isolé durant sept jours.

Les chefs d’État de Bolivie, du Honduras et de République dominicaine

Au mois de juillet, outre le président brésilien Bolsonaro, plusieurs personnalités politiques de premier plan annonçaient être atteintes du virus en Amérique latine. Le 9 juillet, la présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez annonçait ainsi être positive au Covid-19, tout comme le numéro 2 du gouvernement vénézuélien Diosdado Cabello. Le président du Honduras, Juan Orlando Hernandez avait quant à lui été admis dans un hôpital militaire de Tegucigalpa le 17 juin.

Élu président lors de l’élection du 5 juillet en République dominicaine, Luis Abinader, 53 ans, avait indiqué le 11 juin sur Twitter qu’il était positif au coronavirus.

Quatre ministres français

En France, plusieurs ministres de premier plan ont été atteints par la maladie. Dernier en date, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire a été testé positif le 19 septembre dernier. De retour d’une semaine passée en isolement, le ministre a appelé à la «responsabilité» des Français face à une maladie «qui n’est pas anodine».

Avant lui, trois autres ministres français n’ont pas été épargnés par la maladie. L’ancien ministre de la Culture Franck Riester avait ainsi été diagnostiqué positif le 9 mars dernier. Son cabinet avait alors souligné qu’il restait “en forme” et se reposait chez lui.

Emmanuelle Wargon, alors secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire avait également contracté le virus le 22 mars, tout comme la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, le 14 mars.

Michel Barnier, négociateur de l’Union européenne pour le Brexit

Le 19 mars, c’est le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, 69 ans, qui annonçait être « testé positif » au coronavirus. Michel Barnier avait finalement pu reprendre ses activités à Bruxelles dès la mi-avril. Son homologue britannique David Forst, négociateur pour le Royaume-Uni du Brexit, s’était isolé dès le lendemain, présentant à son tour des symptômes.

Nikol Pachinian, premier ministre arménien

Le 1er juin, c’est le premier ministre arménien Nikol Pachinian qui déclarait avoir été contaminé par le nouveau coronavirus avec «tous les membres de sa famille». Le 8 juin, après avoir travaillé de chez lui sans symptômes notables, il annonçait être guéri, lui et toute sa famille étant cette fois testés négatifs.

Le premier ministre russe Mikhaïl Michoustine

Le premier ministre russe Mikhaïl Michoustine avait annoncé le 30 avril avoir contracté le Covid-19. Après trois semaines de convalescence, guéri, il avait repris le travail le 19 mai, tandis que son pays connaissait une amélioration sur le front de l’épidémie.

Le prince Albert de Monaco

Le premier chef d’État révélant être infecté depuis le début de la pandémie est le prince Albert de Monaco, testé positif au Covid-19 le 19 mars dernier, et remis depuis.

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