Ce que l’on sait sur le coronavirus en dix questions – Le Monde

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This illustration provided by the Centers for Disease Control and Prevention in January 2020 shows the 2019 Novel Coronavirus (2019-nCoV). This virus was identified as the cause of an outbreak of respiratory illness first detected in Wuhan, China. (Centers for Disease Control and Prevention via AP)

Center for disease Control ans Prevention / AP

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Publié aujourd’hui à 19h13, mis à jour à 19h31

Que sait-on du nouveau coronavirus 2019-nCoV, responsable d’une épidémie de pneumonie ayant fait lundi 3 février près de 400 morts, qui a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer, jeudi 30 janvier, l’urgence de santé publique de portée internationale ? Si l’attitude des autorités chinoises, qui ont cherché à bâillonner les premiers lanceurs d’alerte, a pu retarder les mesures de précaution, les équipes scientifiques du pays ont fait diligence pour décrire le virus et son épidémiologie. De nombreuses équipes de recherche dans le monde sont désormais mobilisées pour y faire face. Le point en dix questions.

1- Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

La famille des coronavirus susceptibles d’infecter les humains comptait jusqu’à présent six membres, quatre donnant des infections respiratoires généralement bénignes du type rhume, et deux provoquant des pneumonies : le SRAS-CoV, responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), et le MERS-CoV, à l’origine du syndrome respiratoire du Moyen-Orient. Dénommé 2019-nCoV, le virus identifié en Chine début décembre 2019 est un nouveau coronavirus.

En forme de couronne, ce sont des virus respiratoires qui s’épanouissent dans le nez, la gorge et les poumons. Quand une personne infectée éternue, des gouttelettes de sécrétions nasales chargées de particules virales sont projetées, les plus fines (aérosols) voyageant plus loin que les plus grosses. Si une personne indemne respire ces gouttelettes, une nouvelle infection peut commencer. Elles pénètrent dans les cellules nasales grâce à la protéine S (de l’anglais spike, « pointe, épi »), qui se comporte comme une clé : si elle est suffisamment proche de la forme tridimensionnelle de la serrure, le virus pourra entrer dans la cellule hôte et se répliquer ; dans le cas contraire, l’infection ne peut avoir lieu.

Le taux de létalité du SRAS était plus élevé que celui du MERS, et il provoquait davantage de décès chez les patients jeunes.

2- Quelles sont l’origine et les caractéristiques de cette souche particulière ?

Le virus que l’OMS a baptisé « 2019-nCoV » était inconnu jusqu’à ce que l’épidémie soit détectée. Son isolement rapide chez des malades, puis le séquençage de son matériel génétique ont permis de le comparer afin de s’assurer de son identité après élimination de virus déjà répertoriés. La connaissance de son génome a aussi servi à établir sa généalogie. C’est ainsi qu’il a été démontré par une équipe chinoise qu’il partage un ancêtre commun avec le coronavirus du SRAS (SRAS-CoV), en l’occurrence un bêta coronavirus HKU9-1 identifié chez des chauves-souris. Une autre thèse faisant du serpent un hôte intermédiaire a été rejetée par plusieurs équipes de chercheurs.

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