Ce que l’accord post-Brexit change pour les Français – BFMTV

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Les nouvelles relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne auront quelques conséquences pour les voyageurs, étudiants, consommateurs français.

La signature de l’accord post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne a avant tout des conséquences sur les relations commerciales entre les deux entités, notamment en matière d’importation et d’exportation de produits et de pêche. Mais pour le citoyen “lambda”, cette nouvelle relation implique également quelques changements à prendre en compte.

> Les voyageurs

Pour les personnes françaises qui se rendent au Royaume-Uni pour le tourisme et les affaires, ce nouvel accord introduit un seul changement important: l’obligation de posséder un passeport expiré depuis 6 mois maximum, pour passer la frontière à partir du 1er octobre 2021. Un visa n’est pas demandé.

Rappelons que jusqu’à présent, la CNI (carte nationale d’identité) était suffisante pour passer la frontière.

Une exception néanmoins, les personnes étrangères qui résident au Royaume-Uni depuis une date antérieure au 1er janvier 2021 pourront encore utiliser leur carte d’identité jusqu’en 2025.

“C’est une petite formalité”, commente sur BFMTV Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et spécialiste des questions européennes.

“Nous pourrons continuer à aller à Londres pour faire du shopping, nous pourrons même aller en Ecosse, il n’y aura pas de barrières”.

Concernant les achats réalisés sur le sol anglais, le spécialiste confirme qu'”on pourra continuer à acheter et ne pas être soumis à des taxes quand on reviendra avec des produits de Londres”.

> Les étudiants

Surprise pour les étudiants: le Royaume-Uni a finalement décidé de ne plus participe au programme d’échanges universitaires Erasmus.

En 2017, le pays avait accueilli 31.727 étudiants européens et figurait sur la troisième marche du podium derrière l’Allemagne (34.497) et l’Espagne (48.595).

Le Royaume-Uni est également la deuxième destination pour les étudiants français qui sont environ 4500 à s’y rendre chaque année dans le cadre de leur cursus universitaire. Un parcours universitaire de plus de six mois exigera au 1er janvier l’obtention d’un visa étudiant.

> Les travailleurs

Pour les candidats souhaitant travailler au Royaume-Uni, un visa de travail, soumis à un système de points, sera désormais exigé.

> Les fans de produits anglais

Acheter des produits anglais en France pourrait se révéler à terme un peu plus coûteux. En effet, même avec l’accord qui permet d’éviter tout droit de douane, les formalités administratives entre les deux pays vont être alourdies et génèreront des coûts supplémentaires pour les entreprises britanniques qui exportent.

Ainsi, selon certains économistes, le prix des produits exportés pourrait augmenter de plus de 5% mais ces entreprises pourraient prendre à leur charge cette augmentation quitte à rogner sur leurs marges.

> Les expatriés

Plus de trois millions d’Européens vivent au Royaume-Uni, dont 300.000 Français, selon un rapport du Sénat. En vertu de l’accord de retrait, les expatriés français déjà installés de l’autre côté de la Manche (ou qui s’installeront avant la fin de la période de transition) conserveront leurs droits de résider et de travailler dans le pays. Et ce à vie. 

Il faudra néanmoins s’enregistrer en ligne avant le 30 juin 2021 pour demander le settled status (statut de résident permanent) si on a déjà vécu cinq ans sur le territoire, ou le pre-settled status (résident temporaire) en attendant d’avoir cumulé les cinq années de séjour nécessaires.  

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business

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