« Ce n’est pas le contribuable français qui paiera » le plan de relance européen, assure Emmanuel Macron – Le Monde

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Emmanuel Macron à Bruxelles, le 21 juillet.

L’accord conclu sur le plan de relance est pour l’Union européenne « le moment le plus important depuis la création de l’euro », a déclaré Emmanuel Macron mardi 21 juillet sur TF1, quelques heures après la fin du sommet à Bruxelles. D’un montant de 750 milliards d’euros, l’accord arraché après quatre jours et quatre nuits de négociations est le fruit d’un « travail de trois ans entre la France et l’Allemagne », a-t-il ajouté au journal de 20 heures.

« L’Europe, ce sont des choses très concrètes, ça va toucher la vie de nos concitoyens, ce qui s’est négocié », a insisté le président, qui a précisé que les 40 milliards d’euros obtenus par la France représentent environ 40 % du plan de relance national envisagé par le gouvernement. Cet argent doit notamment permettre de « créer de l’emploi dans les secteurs industriels et écologiques » et permettra « de protéger les revenus de nos agriculteurs pendant sept ans » avec le budget de la politique agricole commune (PAC).

« Cet argent viendra de l’Europe sur notre budget sans que nous ayons besoin de le financer, ni par notre propre endettement ni par nos impôts », a-t-il détaillé.

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« Ressources propres » pour l’Europe

« Nous avons créé pour la première fois de notre histoire un plan de relance que nous finançons ensemble par un endettement commun », a expliqué Emmanuel Macron, qui a assuré que « ce n’est pas le contribuable français qui le paiera ». « Lisser la dette dans le temps » permettra, juge-t-il, de financer le plan par la création de « ressources propres », et en premier lieu la « taxe plastique », qui vise les produits non réutilisables.

Mais l’Europe doit aller plus loin, a-t-il dit, en créant « des taxes sur lesquelles nous nous battons depuis plusieurs années », comme celle sur les géants du numérique, qui « aujourd’hui ne paient pas d’impôts ». « Ça permettra de rembourser cet emprunt européen. »

« La force de ce projet, sa nouveauté, c’est précisément que ce n’est pas le contribuable français qui paiera cette dette, ce sont des acteurs (…) qui aujourd’hui ne sont pas assez sollicités et qui vont payer progressivement cette dette par la fiscalité européenne que nous allons bâtir. C’est là où tout se tient. »

Pour comprendre : « En s’endettant pour trente ans, les Etats membres de l’UE disent leur volonté de rester ensemble »

Il a notamment mentionné le projet d’un « mécanisme carbone aux frontières ». « Nous demandons beaucoup d’efforts à nos entreprises pour [qu’elles soient] plus vertes, a reconnu Emmanuel Macron. Mais, quand nous importons de l’acier, qui n’est pas propre, il y a une concurrence déloyale avec nos entreprises. » D’où l’idée de pénaliser financièrement ces importations fortement émettrices de gaz à effet de serre.

Le Monde avec AFP

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