Des pastilles d’iode sont maintenant distribuées aux habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Photo RL /Pierre HECKLER Photo HD Des pastilles d’iode sont maintenant distribuées aux habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Photo RL /Pierre HECKLER
Avaler une pastille d’iode en cas d’alerte nucléaire, c’est l’une des recommandations figurant au Plan particulier d’intervention (PPI) mis en place par l’État. Car les comprimés d’iode protègent la glande thyroïde d’une contamination radioactive. « Lors d’un incident sur une installation nucléaire, de l’iode radioactif peut être rejeté dans l’atmosphère », détaille Yves Conti, médecin du travail du Centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Cattenom. « Inhalé ou ingéré, l’iode radioactif va se fixer sur la thyroïde, ce qui entraîne un risque accru de cancer sur cette zone. Les comprimés d’iode distribués via le PPI permettent de saturer la glande thyroïde en iode stable, empêchant ainsi l’iode radioactif de s’y fixer. Les radioéléments seront ensuite rapidement et naturellement rejetés par le corps » C’est pourquoi des comprimés d’iode stable sont distribués de manière préventive aux personnes vivant à proximité d’installations nucléaires.
 Thierry Rosso, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom et le Dr Yves Conti, médecin du travail du CNPE de Cattenom.   Photo RL /Anthony PICORÉ Photo HD Thierry Rosso, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom et le Dr Yves Conti, médecin du travail du CNPE de Cattenom.   Photo RL /Anthony PICORÉ
 Les habitants concernés par l’extension reçoivent un bon de retrait pour récupérer les pastilles d’iode. Photo RL /Julio PELAEZ Photo HD Les habitants concernés par l’extension reçoivent un bon de retrait pour récupérer les pastilles d’iode. Photo RL /Julio PELAEZ
 Thierry Rosso, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom et le Dr Yves Conti, médecin du travail du CNPE de Cattenom.   Photo RL /Anthony PICORÉ  Les habitants concernés par l’extension reçoivent un bon de retrait pour récupérer les pastilles d’iode. Photo RL /Julio PELAEZ
Des comprimés à retirer gratuitement en pharmacie

Depuis cette année, la couverture du Plan particulier d’intervention est étendue à un rayon passant de 10 à 20 km autour des 19 centrales nucléaires françaises. « Soyons clairs : l’extension de ce périmètre n’est pas liée à un risque nucléaire plus important », précise Thierry Rosso, directeur de la centrale nucléaire EDF de Cattenom. « L’objectif est surtout de renforcer la réactivité des pouvoirs publics en cas d’alerte nucléaire et de mieux préparer la population à agir. »

Si vous n’arrivez pas à lire la carte animée, cliquez ici.
En Moselle, 71 communes sont intégrées à cette extension dans les secteurs de la vallée de la Fensch, de la vallée de l’Orne, du Pays-Haut et de l’Arc mosellan. Elles s’ajoutent aux 40 communes déjà concernées par la mesure. « Nous menons actuellement une campagne d’information auprès des habitants et des établissements recevant du public », indique Didier Martin, le préfet du département. « Chacun va recevoir un courrier avec un bon de retrait pour aller récupérer des comprimés gratuitement en pharmacie » Pour les personnes n’ayant pas reçu de courrier, il est possible de recevoir des pastilles en présentant un justificatif de domicile.

Magali SANTULLI