Cas de Covid-19: pourquoi une école reste ouverte quand une autre ferme? – BFMTV

Spread the love
  • Yum

Si 22 écoles et plus d’une centaine de classes ont été fermées depuis la rentrée en raison de cas positifs de Covid-19, les fermetures ne sont pourtant pas automatiques. Explications.

Seulement trois jours après la rentrée et voilà déjà que certains élèves ont dû retourner chez eux. Au total, quelque 22 établissements et entre 120 à 130 classes ont ainsi été fermées en raison de cas positifs au Covid-19, a annoncé ce vendredi Jean-Michel Blanquer. Un “petit” nombre, selon le ministre de l’Éducation nationale, “à rapporter aux plus de 60.000 écoles, collèges et lycées” de France.

Au cas par cas

Comme l’a expliqué le ministre, “s’il y a plus de trois cas de Covid-19, ça déclenche la plupart du temps une fermeture de la structure”. Mais en réalité, il n’y a pas de seuil à partir duquel une classe ou une école ferme automatiquement, l’appréciation de la situation et l’évaluation se font au cas par cas.

Selon le guide publié fin août par le ministère de l’Éducation nationale, la consigne est pourtant de “réagir sans délai et de manière proportionnée en cas d’apparition de cas confirmés de Covid-19 parmi les élèves et les personnels”. L’objectif est ainsi d’être capable “de réagir dans les 48 heures à chaque fois que des symptômes sont signalés”, annonçait ainsi Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse, quelques jours avant la rentrée.

Comme l’impose en effet le protocole, toute personne – élève ou personnel scolaire – qui présente des symptômes doit être isolée. Un test est pratiqué et les résultats sont ensuite communiqués à l’établissement. Depuis la rentrée, ce sont quelque 250 protocoles qui sont déclenchés chaque jour, ce qui représente autant de suspicions de Covid-19 dans les établissements scolaires.

L’ARS, le recteur et le préfet

Comme l’avait déjà indiqué Jean-Michel Blanquer, en cas de contamination, il n’est “pas prévu de mesures d’ordre général” mais “des mesures localisées (…) pour que se déclenche immédiatement une procédure calée avec le ministère de la Santé”. C’est seulement “si la situation le justifie”, comme l’indique encore le procole, qu’une fermeture “partielle ou totale” d’une école ou d’un établissement peut être décidée.

En clair, lorsqu’un cas positif est détecté, le chef d’établissement doit le signaler à l’inspection académique. La liste des personnes susceptibles de représenter des contacts à risque est établie par l’Agence régionale de santé (ARS), en lien avec le médecin scolaire ou le directeur d’établissement, qui dirige l’enquête épidémiologique. En clair, cela concerne principalement les élèves de la classe mais aussi tout individu ayant eu un contact rapproché et prolongé – il ne suffit donc pas d’avoir croisé le malade dans un couloir pour être considéré comme un contact à risque.

L’ARS est ensuite responsable “de l’information et du suivi des personnes contact à risques” et arrête la stratégie de dépistage. Différents critères sont pris en compte: le nombre de cas avérés et de cas contacts, s’il y a eu du brassage ou non, le respect des gestes barrière, la date de survenue des symptômes ou encore la configuration de l’établissement. Ce sont in fine l’ARS, le recteur ainsi que le préfet qui décident ensemble de la fermeture ou non de la classe ou de l’école tout entière.

Mais comme l’a rappelé lors d’un déplacement Jean Castex, le Premier ministre, “toute notre stratégie est de faire en sorte qu’un établissement entier ne ferme pas”. 

Par Véronique Fèvre, avec Céline Hussonnois-Alaya

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *