Campagne électorale : Donald Trump met les bouchées doubles – Les Échos

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Quatre Etats en deux jours ! Donald Trump ne ménage pas ses efforts pour tenter de rattraper son retard dans les sondages. Le président américain, qui a depuis longtemps cessé de considérer le Covid-19 comme une priorité, est désormais complètement concentré sur sa réélection. Lundi, il a tenté de damer le pion aux Démocrates en se rendant dans le Wisconsin, un Etat où devait se tenir la convention d’investiture de Joe Biden et qui lui avait permis d’arracher la victoire en 2016 face à Hillary Clinton. Le matin même, il avait fait un crochet par l’Etat voisin du Minnesota, marqué par les manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd en mai.

Après avoir renoncé à faire son discours devant un monument à la mémoire de l’Afro-Américain tué par la police de Minneapolis, le président américain s’est exprimé depuis l’aéroport, se posant en garant de l’autorité, avant de se rendre à Mankato, une ville qui lui est plus favorable. « Nous allons ramener la loi et l’ordre dans votre communauté, et immédiatement », a-t-il lancé, avant de dépeindre son adversaire comme une « marionnette de l’extrême-gauche, qui essaie d’effacer nos frontières, d’éliminer la police, d’endoctriner nos enfants, de calomnier nos héros. »

Immigration et attaques personnelles

Même discours dans le Wisconsin, où Donald Trump avait ciblé la ville d’Oshkosh. En 2016, sa rhétorique sur la renaissance de l’industrie américaine y avait fait mouche. Quatre ans plus tard, la tâche s’annonce plus délicate pour le candidat républicain. Joe Biden est donné vainqueur dans le Wisconsin avec six points d’avance. Mais, ailleurs, le travail de sape de la nouvelle équipe de campagne de Donald Trump , autour de Bill Stepien, semble porter ses fruits et l’écart se réduit…

Un sondage de CNN publié cette semaine ne donnait plus que quatre points d’avance à Joe Biden au niveau national. Et, dans 15 « swing states », l’avance ne serait plus que d’un point. De quoi faire passer l’écart dans la marge d’erreur traditionnellement admise par les sondeurs.

Ce mardi, Donald Trump a poursuivi sa tournée, se rendant d’abord dans l’Iowa pour y déclarer l’état de catastrophe naturelle, alors que de violentes tempêtes ont ravagé cet Etat agricole ces dernières semaines. Puis il s’est envolé vers l’Arizona, un Etat que les démocrates pourraient ravir, et qu’il avait déjà visité il y a moins de deux mois. Il était attendu à Yuma, à la frontière du Mexique, pour aborder l’un de ses sujets de prédilection, l’immigration, alors que la crise du coronavirus a fait augmenter le nombre de passages illégaux. De plus en plus attaqué, notamment sur ses facultés mentales, Joe Biden va, lui, devoir réagir vite.

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