Ca y est : des robots volants inspectent les espaces intérieurs

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L’année dernière a été un tournant tranquille dans l’utilisation de robots volants dans un espace inattendu : l’espace intérieur. Des technologies de plus en plus sophistiquées en matière de capteurs et de cartographie, d’apprentissage machine et d’ingénierie se sont combinés pour permettre aux drones d’opérer à l’intérieur – souvent au-dessus de la tête – dans des applications d’entreprise comme l’inspection et la gestion des stocks.

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Les drones couvrent des secteurs économiques comme le pétrole et le gaz, qui ont depuis longtemps adopté les drones pour les inspections extérieures de pipelines et d’infrastructures, mais aussi le commerce de détail et l’épicerie. Une société appelée Pensa, par exemple, fabrique des drones pour scanner les rayons des magasins et suivre les stocks.

Verity Studios, fondée par le co-fondateur de Kiva, Raffaello D’Andrea, fabrique des drones avec des algorithmes de sécurité pour les maintenir stables en cas de défaillance d’une hélice. Cette mesure de sécurité a permis à Verity d’organiser des spectacles extravagants de drones en salle. Une autre société appelée Flyability fabrique des drones pour l’inspection et l’exploration d’espaces intérieurs, et son drone Elios 2, un drone d’inspection destiné aux espaces confinés, a été un pionnier en termes d’études de cas.

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Inspection de ballast

Bureau Veritas France, par exemple, a utilisé le Elios 2 pour une inspection de ballast d’un de ses navires. De quoi permettre une inspection plus sûre et plus rapide grâce aux images HD de haute qualité disponibles après la mission. L’inspection a été réalisée avec un pilote de drone en trois vols de dix minutes. La même inspection sans drone nécessite trois à quatre inspecteurs utilisant des cordes, des dispositifs de contrôle de l’oxygène et un équipement de sécurité complet.

La tolérance aux collisions du drone et l’éclairage embarqué ont permis au pilote de manœuvrer le drone de manière sûre et efficace sans aucune source de lumière extérieure. “La tolérance aux chocs est le véritable moteur de la collecte de données dans les endroits complexes et hostiles où nos clients cherchent à obtenir des informations”, déclare Patrick Thévoz, PDG de Flyability.

La société propose un drone résistant aux chocs grâce à une combinaison d’intelligence embarquée et de cage physique. Un modèle précédent avait innové avec une cage passive pour protéger les hélices. Elios 2 ajoute à cela une protection mécanique passive avec 7 capteurs de vision pour une stabilisation sans GPS. En permettant au drone de fonctionner sans GPS, la société supprime l’un des principaux obstacles à l’utilisation en intérieur de la plupart des plates-formes de drones, qui dépendent du GPS pour un certain nombre de fonctions liées à la navigation.

Usage en centrale nucléaire

La sécurité est l’une des grandes promesses de l’inspection des espaces confinés à l’aide de robots volants. Les centrales nucléaires, par exemple, sont des sites de travail dangereux avec des zones hautement radioactives qui contiennent des composants critiques. Traditionnellement, les inspecteurs ont très peu de temps pour inspecter ces zones en raison de la dose de radiation, ce qui les oblige à faire des allers-retours pour effectuer l’inspection. Pour une inspection approfondie, la centrale doit être mise à l’arrêt, ce qui est extrêmement coûteux pour l’exploitant.

Les centrales nucléaires mettent généralement les réacteurs à l’arrêt au printemps et à l’automne pour la maintenance, des périodes de moindre consommation d’énergie. Au printemps 2020, plus de 50 % des centrales nucléaires américaines utilisaient ELIOS 2 pour leur inspection dans les zones à forte dose de radioactivité, selon la société.

Dans un cas particulier, un opérateur a pu utiliser le drone pour trouver une fuite de vapeur et sa cause sans avoir à exposer le personnel. Dans un autre cas, un opérateur a pu inspecter un défaut potentiellement critique sans devoir procéder à une mise hors service, ce qui a permis au site d’économiser plus de 500 000 dollars en temps d’arrêt. Dans les deux cas, les travailleurs ont pu effectuer le travail sans être exposés aux radiations et sans avoir à monter des échafaudages.

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