Avant le résultat incertain du vote des députés britanniques, mardi, quels sont les différents scénarios concernant l’accord entre Londres et Bruxelles ? Et avec quelles conséquences ?

Par Pierre Breteau Publié aujourd’hui à 15h03, mis à jour à 15h09

Theresa May réussira-t-elle à faire adopter par les parlementaires britanniques, mardi 15 janvier, l’accord conclu avec l’Union européenne pour sceller le divorce ? Peu probable. La tâche de Mme May s’est encore compliquée, mercredi 9 janvier, lorsque les députés de la Chambre des communes ont voté l’obligation pour la première ministre de présenter un « plan B » sous trois jours parlementaires ouvrés en cas de vote négatif.

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Avec ce « plan B » exigible lundi 21 janvier – dont les parlementaires ont demandé qu’il soit amendable par leurs soins – « nous nous retrouverons en terrain inconnu », a déploré Mme May sur la BBC. La première ministre estime que désormais le résultat le « plus probable » de la fronde du Parlement ne serait plus un Brexit sans accord, mais pas de Brexit du tout.

La première ministre s’attend que l’accord sera rejeté : une centaine de députés conservateurs (sur 317) et les dix députés conservateurs d’Irlande du Nord pourraient se joindre aux 256 travaillistes qui vont voter contre. Avec environ 360 voix sur 650, le « non » l’emporterait avec environ 55 % des suffrages, dans ce scénario détaillé par la BBC.

Adoption, rejet, « plan B », « no deal »… Que peut-il désormais se passer pour le Brexit ?

 

Pierre Breteau