Alors que Diablo III vient tout juste de faire son arrivée sur Nintendo Switch, Blizzard vient d’officialiser Diablo Immortal, un nouveau volet qui sera jouable en 2019 sur smartphone et tablette. Un titre développé en collaboration avec NetEase Games, qui permet d’incarner l’une des six classes emblématiques de la franchise – le barbare, le croisé, le chasseur de démons, le moine, le nécromancien et le sorcier – le tout dans une intrigue qui se déroule 5 ans après les événements de Diablo II.

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Jouable à la BlizzCon sous la forme d’une démo, Diablo Immortal nous a permis de nous frotter à une prise en main revisitée, pour coller aux exigences des écrans tactiles. La première approche est plutôt intuitive, avec un pad virtuel positionné à gauche de l’écran, tandis qu’à droite se cumulent l’attaque principale, quatre pastilles d’attaques secondaires, une pastille pour se soigner et, en cas de besoin, une pastille d’action contextuelle.

L’écran s’avère assez chargé en information et mieux vaut disposer d’un smartphone doté d’un grand écran pour disposer d’une bonne lisibilité de l’ensemble. Par ailleurs, le titre mobile fait l’impasse sur les jauges de fureur et d’essence pour ne proposer que des sorts et autres pouvoirs qui se rechargent à l’aide d’un cooldown, à durée variable selon leur puissance.

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Si familier et si différent

Dans la peau d’un barbare, nous avons pu apprécier les nouveaux sorts de zone, qu’il est possible d’orienter avec le doigt. Mais on a également retrouvé la bonne vieille « tornade » qui permet de faire de gros dégâts à la hache. A mi-chemin entre nouveautés bien amenées et coups classiques, Diablo Immortal parvient à revigorer la franchise d’une manière inattendue.

Un constat qui se fait également avec les graphismes et les environnements. Les fondamentaux ne sont pas bousculés, on retrouve l’ambiance des inquiétantes forêts, des lieux mystiques hantés et des donjons guère accueillants dont les précédents volets nous ont déjà abreuvé. En matière de direction artistique, le titre lorgne sans surprise du côté de Diablo III, auquel il emprunte par ailleurs de nombreux codes graphiques. Enfin, un mot sur l’ambiance musicale, très réussie, qui incitera nombre de joueurs à porter des écouteurs pour en profiter.

Un titre à partager

Jouable en solo, Diablo Immortal propose, aux entrées d’instances corsées, de se grouper avec trois autres joueurs. Le matchmaking était rapide durant notre prise en main, et nous avons pu affronter un boss à quatre. Mais cela nécessitera donc d’être constamment en ligne pour jouer au jeu, qui propose par ailleurs des zones partagées par plusieurs joueurs, qui jouent tous de manière indépendante : une sorte de monde persistant, en somme.

A ce stade, on ne sait pas s’il sera possible de jouer seul, hors-ligne, ou s’il sera possible de jouer uniquement avec des amis – on suppose que oui, mais aucun module n’était intégré à la démo. Au passage, nous n’avons pas non plus eu accès à l’inventaire et à la gestion des sorts.

Un Diablo casual

Si le plaisir de retrouver la franchise est là, notre première prise en main de Diablo Immortal nous a paru très simple, dans tous les sens du terme. La démo était facile, avec des ennemis peu résistants et faisant des dégâts minimes. Quant aux mécaniques de jeux, elles sont réduites pour être accessibles au maximum. On peut se demander si le jeu final proposera autre chose qu’une expérience casual pour passer le temps entre deux stations de métro. Si ce Diablo sur mobile est la seule nouveauté de la franchise pendant encore quelques années, on l’espère, en tout cas, sincèrement.

Le jeu est prévu pour une sortie en 2019. Pour l’heure, on ne connait pas le modèle économique qu’adoptera Blizzard. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra une tablette ou un smartphone récent pour y jouer, compte tenu des graphismes et performances du titre !