Bien organisée comme en 2016 ou hostile comme en 2000 ? La transition incertaine entre les équipes Trump et Bi – Franceinfo

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Le 20 janvier prochain, Joe Biden deviendra officiellement le 46e président des Etats Unis et succédera à Donald Trump. Mais ce dernier n’a, à cette heure, toujours pas concédé sa défaite. Ce qui risque de compliquer la transition, cette période de deux mois et demi durant laquelle les équipes sur le départ sont censées transmettre aux nouveaux arrivants quantité de dossiers et d’informations confidentielles. 

Il y a quatre ans, le 10 novembre 2016 à 10 heures du matin, Barack Obama recevait Donald Trump, élu président des États-Unis deux jours plus tôt, dans le bureau ovale de la Maison Blanche. La conversation entre les deux hommes dure 90 minutes et le président sortant promet la totale coopération de ses équipes pour la période de transition qui s’ouvre.

Robert Malley était alors au conseil national de sécurité en charge du Proche-Orient, “On a préparé d’abord des dossiers sur tous les sujets. Sur la Syrie, sur le Liban, sur l’Irak, sur la question palestinienne. Avec tous les détails, publics mais aussi confidentiels.” La coopération se passe plus ou moins bien entre les équipes Obama et Trump : “Évidemment, ils posaient des questions qui reflétaient leur scepticisme vis-à-vis de la politique du président Obama surtout concernant l’Iran. Mais les discussions étaient assez amicales.

Le président élu Joe Biden a déjà composé son équipe de transition, qui dispose d’un budget d’environ sept millions de dollars, composée de 350 personnes qui attendent maintenant de pouvoir aller à la Maison Blanche travailler avec l’administration sortante.

Mais le risque, selon Robert Malley, c’est que l’équipe de Donald Trump refuse de transmettre ses dossiers. “Ca peut vraiment compliquer les choses“, explique-t-il. 

L’administration Biden va prendre les rênes et devra commencer de zéro, sans savoir vraiment ce qu’il s’est passé dans le domaine confidentiel, des opérations secrètes, des engagements qui ont été pris mais pas rendus publics.

Robert Malley

à franceinfo

Le 25 septembre, quand un journaliste demande à Donald Trump s’il acceptera une transition pacifique du pouvoir, celui-ci répond : “On verra bien ce qui va se passer.” 

Le plus souvent, les périodes de transition se passent sans incident. Sauf à l’automne 2000. En arrivant à la Maison Blanche, les équipes de George W. Bush, nouvellement élu, avaient trouvé dans les placards ou sur les bureaux des mots peu sympathiques, des fils de téléphone avaient été coupés, et sur certains ordinateurs la lettre W avait été retirée. Blague de potache au cœur du pouvoir américain, et des dégâts estimés à environ 15.000 dollars.

L’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche pourrait bien être semée d’embûches. Le reportage de Grégory Philipps. – 53998

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