Beyrouth, le jour d’après en images – Le Monde

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Publié aujourd’hui à 06h23, mis à jour à 07h27

Qui sont les responsables de la double explosion qui a ravagé une partie de Beyrouth le 4 août ? La question est sur toutes les lèvres des Libanais. Selon le Conseil supérieur de la défense, les détonations seraient dues à l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium contenues, sans mesure de sécurité, depuis six années, dans un entrepôt du port. Les responsables du site ont été assignés à résidence en prévision d’éventuelles poursuites.

Malgré le choc et l’émotion, l’heure est à l’action. Il faut rechercher les disparus encore bloqués sous les décombres, revenir chez soi affronter l’étendue des dégâts, nettoyer les rues pour retrouver une normalité perdue, et venir en aide à ceux qui n’ont plus rien.

Alors que de nombreux hôpitaux ont été endommagés, ceux encore en état de fonctionner sont submergés par les victimes nécessitant des soins. L’aide internationale s’organise en retour, pour venir au chevet d’un pays déjà à terre, dévasté par une crise économique sans précédent : la fondation turque de secours humanitaire a envoyé en renfort des personnels soignants, la France a fait partir un contingent de la sécurité civile, des experts en recherche et sauvetage et du matériel médical, les Palestiniens ont donné leur sang pour prévenir d’un éventuel manque…

Un élan de solidarité et de soutien partagé dans le monde entier. « Pour Beyrouth, nous pleurons », pouvait-on lire à Paris, où une foule s’était rassemblée au pied du Sacré-Cœur, en hommage aux victimes. Même Tel-Aviv, la voisine israélienne, pays pourtant officiellement en guerre contre le Liban, a illuminé la façade de la mairie du drapeau libanais.

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