POLITIQUE – Alors que l’utilisation des lanceurs de balles lors des mobilisations des gilets jaunes a été validée par le conseil d’État, les dernières déclarations de Christophe Castaner restent en travers de la gorge de gilets jaunes et leurs soutiens. Vendredi 1er février, le ministre de l’Intérieur a publié un tweet pour expliquer les violences policières.

Dans une vidéo, reprenant une partie de la conférence de presse de vendredi, et illustrée par des images d’exactions de gilets jaunes, il explique avec une anaphore que s’il n’y avait pas de pillage, de saccages et de violences envers les policiers, il n’y aurait pas de blessés. “Ni parmi les gilets jaunes, ni parmi les forces de l’ordre”.

“S’il n’y avait pas de magasins pillés, de barricades érigées. S’il n’y avait pas de voitures brûlées, de bâtiments publics saccagés. S’il n’y avait pas de forces de l’ordre lynchées. En somme si la loi était respectée, il n’y aurait pas de blessés. Ni parmi les gilets jaunes, ni parmi les forces de l’ordre”.

Les réponses à ce tweet ne se sont pas fait attendre pour notamment avancer le fait que les blessés n’étaient souvent pas des casseurs. L’une des figures des gilets jaunes, Priscilla Ludosky a elle aussi répondu par une anaphore.

Selon le collectif militant “Désarmons-les”, 20 personnes ont été gravement blessées à l’œil -la plupart éborgnées- par la police depuis le début du mouvement. La 12e journée de mobilisation des “gilets jaunes” samedi sera dédiée aux blessés- plus de 1900 depuis le début du mouvement social selon les chiffres officiels.

De source policière, 116 enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police (IGPN) après des plaintes de manifestants. Selon une source proche de l’enquête, au moins 36 de ces investigations visent à déterminer si le LBD est en cause. Selon cette même source, “dix blessures très graves au niveau des yeux” ont été comptabilisées jusqu’à présent.

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