Australie : L’université de Murdoch étudie les dugongs avec des mini-drones

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Australie : L'université de Murdoch étudie les dugongs avec des mini-drones

Image : Getty Images.

Dans le cadre de recherche sur la mégafaune (qui regroupe les espèces animales de grande taille), les scientifiques de l’université de Murdoch ont lancé de petits drones multirotors (composé de plusieurs hélices) depuis un bateau au large de Pilbara, en Australie occidentale. Une prouesse époustouflante pour observer l’une des deux seules espèces de l’ordre des siréniens : les dugongs. Une méthode particulière qui ne se base pas sur la trajectoire horizontale des drones classiques.

« Au lieu d’utiliser une trajectoire de vol horizontale consistant en de longues lignes parallèles de haut en bas sur toute la zone de relevé, nous avons testé un système basé sur une grille où l’on peut relever une ou plusieurs cellules de la grille à la fois », explique Christophe Cleguer, chercheur à l’université de Murdoch.

Cette innovation permet de surmonter certaines contraintes liées à l’utilisation de petits drones, comme la faible autonomie ou la stricte réglementation aérienne. Avec cette méthode, les chercheurs découvrent la densité des dugongs dans des zones spécifiques. En 2018, 103 dugongs ont été retrouvés, contre 47 en juin 2019.

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Un système qui pourra s’adapter

L’opération étant peu coûteuse, il est possible de réétudier plusieurs fois une zone d’habitation des dugongs. Le système de grille très précis permet de réaliser de nombreux vols et de favoriser l’enquête des chercheurs australiens.

Au cours de l’étude, 240 vols ont été effectués, dont 17 vols couvrant 11,36 kilomètres carrés par jour. Le système de grille à permis d’observer plus de 149 dugongs, parmi 50 482 images examinées manuellement par les chercheurs.

Amanda Hodgson, chargée de recherche à l’université de Murdoch, pense que la méthode peut être utilisée pour étudier d’autres endroits éloignés et leur faune : « la méthode que nous avons mise au point propose des solutions pour les applications du monde réel en raison de sa faisabilité, de sa facilité de mise en œuvre et de la couverture de surface réalisable. Elle peut être utilisée pour suivre n’importe quelle mégafaune marine visible à la surface. Ou même d’observer des animaux terrestres dans toute une série d’environnements ».

Ce système peut devenir une réelle prouesse pour l’avenir des surveillances environnementales dans le monde.

L’étude a été publiée dans Frontiers in Marine Science.

Source : ZDNet.com

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