Trois hommes d’une même famille, soupçonnés d’avoir fourni à Chérif Chekatt l’arme utilisée pour perpétrer l’attentat de Strasbourg le 11 décembre, ont été mis en examen vendredi et placés en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces trois suspects ont été mis en examen par un juge d’instruction à Paris pour «détention et cession d’arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste», ainsi que pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», selon cette source.

Albert B., 78 ans, et les deux fils de son cousin, Frédéric B. et Stéphane B. âgés de 32 et 34 ans avaient été interpellés mardi à Wintzenheim et à Sélestat et placés en garde à vue. Les trois hommes ont ensuite été transférés jeudi de Strasbourg à Levallois-Perret, près de Paris. Les enquêteurs cherchaient à éclaircir les rôles de chacun. 

Deux autres membres de cette famille arrêtés mardi en Alsace ont été remis en liberté, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.

Les trois hommes sont soupçonnées d’avoir participé à la fourniture d’un vieux revolver 8 mm à Chérif Chekatt qui avait tué cinq personnes aux abords du Marché de Noël de Strasbourg, le 11 décembre.

Chérif Chekatt est soupçonné par les policiers de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) de s’être procuré l’arme à feu quelques jours avant son passage à l’acte. Il s’agit d’un revolver d’ordonnance de calibre 8 mm datant de la fin du XIXème siècle.

Lire notre article publié au lendemain de l’interpellation, mardi à Sélestat et Wintzenheim 

Notre dossier sur l’attentat de Strasbourg, le 11 décembre