Illustration (Adobe Stock)

L’un des deux surveillants gravement blessés dans l’attentat terroriste de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) s’est exprimé face à plusieurs journalistes ce jeudi. Il raconte la violence inouïe de cette attaque au couteau.

D’une voix où l’émotion et le choc sont encore palpables, l’un des deux surveillants pénitentiaires attaqués par le détenu radicalisé Mickaël Chiolo et sa compagne, a livré son témoignage.

Il était environ 09h45 ce mardi lorsqu’ils sont arrivés dans l’unité de vie familiale (UVF) de la prison de Condé-sur-Sarthe, alors que la compagne du détenu expliquait avoir fait un malaise. « J’ai entendu crier Allahou akbar et je me suis retrouvé à terre » explique-t-il. « Si je n’avais pas récupéré ce couteau, ça aurait continué, a poursuivi le même agent. Le sang coulait », poursuit l’agent.

« Heureusement que mon collègue a réussi à se lever pour venir vers moi ! »

« Quand il m’a vu avec le couteau, il a pris peur et il est re-rentré dans l’unité de vie familiale (UVF) avec sa famille » explique la victime. « Heureusement que mon collègue a réussi à se lever pour venir vers moi ! »

« On a refermé la porte. Cette porte… Ça a mis un temps interminable à la fermer, le temps de trouver la bonne clé. Il y avait du sang partout, sur les mains, on voyait plus les clés. Je tenais la porte et lui (son collègue) il essayait de fermer, mais ça a mis un de ces temps » ajoute le surveillant pénitentiaire.

Lors de l’assaut des policiers du RAID après que les deux assaillants se soient retranchés dans l’UVF durant plusieurs heures, la compagne du détenu a jeté un liquide sur les fonctionnaires, qui est toujours expertisé. Cette dernière a été tuée.

Des actions et des blocages de nouveau ce vendredi

Pour le troisième jour de suite, les surveillants pénitentiaires ont de nouveau bloqué de nombreuses prisons partout en France ce vendredi matin, afin de maintenir la pression sur le ministère de la Justice.

« On veut une revalorisation sécuritaire, indemnitaire et statutaire. On veut arrêter de bosser dans des conditions de merde » a expliqué Vincent Temeet, délégué du syndicat SNEPAP-FSU.