L’assaillant qui a tué 49 personnes à Christchurch a séjourné dans plusieurs pays d’Europe du Sud.
Les autorités bulgares ont annoncé vendredi enquêter sur les motifs d’un séjour effectué en Bulgarie en novembre 2018 par l’extrémiste de droite qui a perpétré une attaque sanglante contre deux lieux de culte musulmans en Nouvelle-Zélande.

L’assaillant présumé, un Australien de 28 ans qui a fait un carnage dans deux mosquées de la ville de Christchurch durant la prière du vendredi, a séjourné en Bulgarie « du 9 au 15 novembre 2018 », a indiqué le procureur général bulgare Sotir Tsatsarov.

Une enquête a été ouverte pour déterminer si « sa version, selon laquelle il souhaitait découvrir des sites historiques et étudier l’histoire des pays balkaniques, est correcte ou s’il avait d’autres objectifs », a ajouté le procureur lors d’une conférence de presse.

Le ministre de l’Intérieur Mladen Marinov a ajouté que l’enquête visait à élucider «  les motifs » du séjour de cet homme et d’éventuels « contacts avec d’autres personnes ».

Dans les premiers éléments en possession des autorités bulgares ne figurent cependant pas «  de données d’activités terroristes et de contacts de cette personne en Bulgarie », a précisé le procureur.

Intérêt pour les Balkans

Les enquêteurs disposent déjà d’informations précises sur le déroulé du séjour en Bulgarie : arrivé à Sofia en provenance de Dubai le 9 novembre, l’homme a loué une voiture le 10 novembre et « a visité des sites historiques » dans dix localités bulgares, selon le magistrat.

Il a quitté la Bulgarie le 15 novembre sur un vol pour Bucarest, où il a loué une voiture pour se rendre en Hongrie, a-t-il précisé.

Ce n’était pas la première fois que cet Australien se rendait dans le sud-est de l’Europe : il avait, selon les mêmes sources, effectué un court séjour dans les Balkans du 28 au 30 décembre 2016, voyageant en bus à travers la Serbie, la Croatie, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine.

► Le profil du tireur se précise

La Bulgarie a précisé être en contact pour cette enquête avec les autorités des États-Unis, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, des Émirats Arabes Unis, de la Serbie et du Monténégro.

Le principal suspect de l’attaque de Christchurch, qui a fait 49 morts, a publié des documents dans lesquels il a motivé ses actes en estimant combattre ce qu’il juge être une submersion culturelle des peuples européens blancs par l’immigration. Certains de ces éléments font référence à des épisodes de l’histoire des Balkans et des combats contre les Ottomans.