AstraZeneca et thrombose : ce que l’on sait de la mort d’une femme de 38 ans au CHU de Toulouse – LaDepeche.fr

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l’essentiel Deux semaines après avoir été vaccinée contre le Covid-19 par son médecin traitant avec le sérum d’AstraZeneca, une éducatrice de 38 ans est décédée, lundi 29 mars, à l’hôpital Purpan de Toulouse après avoir été victime de deux thromboses au cerveau qui avaient été opérées. Les autorités médicales ne communiquent pas sur cette mort suspecte.

Peut-on établir un lien entre le décès, lundi 29 mars, à l’hôpital Purpan de Toulouse d’une jeune femme de 38 ans et sa vaccination quinze jours auparavant avec une dose d’Astrazeneca ? À défaut d’une réponse de l’Agence régionale de santé (ARS), on ne peut que constater l’enchaînement troublant de circonstances qui ont conduit au drame.

À la mi-mars, la victime, une éducatrice en Institut médico-éducatif (IME) de 38 ans et originaire de Fonsorbes en Haute-Garonne, avait décidé de se faire vacciner en tant que personnel prioritaire pour protéger ses parents. Cette célibataire, sportive, en parfaite santé, a donc sollicité son médecin traitant pour s’immuniser contre le virus. Mais deux jours après l’injection avec le sérum d’AstraZeneca, comme le rapporte un ami, la jeune femme a commencé à souffrir de fortes céphalées.

Paralysie de tout le côté gauche de son corps

Une semaine plus tard, son état s’est brutalement détérioré avec d’abord une paralysie de tout le côté gauche de son corps. Elle est alors transportée à l’hôpital Purpan en urgence où elle va subir coup sur coup deux interventions pour réduire deux caillots de sang apparus dans son cerveau. La jeune femme est alors dans un état considéré comme très grave par les médecins qui soulignent que le diagnostic vital est engagé comme le rapporte le 23 mars La Dépêche du Midi.

Mais à ce moment-là, la direction du centre hospitalier universitaire (CHU) se refuse à faire tout lien entre ces thromboses qui se sont avérées par la suite mortelles et l’injection du vaccin AstraZeneca. L’hôpital s’abrite alors derrière le secret médical pour “ni infirmer, ni confirmer” ce cas inquiétant.

Effets délétères du vaccin AstraZeneca

Moins d’une semaine plus tard, le lundi 29 mars, la jeune femme est décédée sans que sa mort soit officiellement reliée au vaccin. Mais de fortes présomptions existent pour les proches qui ont été les témoins de son agonie.

Les autorités sanitaires, au premier rang desquelles l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vont devoir faire toute la lumière sur ce cas clinique qui confirmerait les effets délétères du vaccin AstraZeneca, certes très rares avec un taux de 30 morts pour 5 millions de personnes vaccinées, notamment chez des patients jeunes.

C’est cette incidence  qui a déclenché l’interdiction temporaire de ce vaccin, notamment en France, où il est désormais réservé au plus de 60 ans. À Fonsorbes, la famille de la jeune éducatrice attend des réponses.


Des thromboses cérébrales suspectes

L’Agence de sécurité nationale du médicament (ANSM) a confirmé vendredi 26 mars l’existence d’un risque “rare” de thrombose “atypique” lié au vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca après la survenue de nouveaux effets secondaires chez des patients vaccinés en France. Le groupe anglo-suédois a tout de même souligné que le facteur bénéfice-risque restait favorable

“Neuf cas de thromboses des grosses veines, atypiques par leur localisation (cérébrale en majorité, mais également digestive), pouvant être associés à une thrombopénie  – diminution du nombre de plaquettes dans le sang – ou à des troubles de coagulation ont été déclarés” du 12 au 18 mars. C’est six de plus que la semaine précédente selon le dernier point de situation de la surveillance des vaccins contre le Covid-19.

Suspension du vaccin AstraZeneca a été levée le 19 février

Selon l’ANSM, ces neuf cas de thrombose “sont survenus dans un délai médian de 8,5 jours après la vaccination chez des personnes sans antécédents particuliers identifiés à ce jour.” Sept patients avaient moins de 55 ans, et deux d’entre eux étaient plus âgés a précisé l’ANSM.

En France, la suspension du vaccin AstraZeneca a été levée le 19 février dernier après un avis favorable de l’Agence européenne des médicaments jugeant le vaccin “sûr et efficace”. L’Agence a une nouvelle fois fait valoir le facteur bénéfice-risque positif face à l’épidémie de Covid-19. De son côté, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé de réserver le vaccin anglo-suédois aux personnes de 55 ans et plus.

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