Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d’une prime “de risque de 118 euros bruts (100 euros nets mensuels)” versée dès juillet. 

Après trois mois de mobilisation du personnel soignant, le gouvernement répond à une partie de leurs revendications. Alors que la ministre de la Santé Agnès Buzyn recevait vendredi 14 juin les représentants du secteur hospitalier, son ministère a annoncé le déblocage de 70 millions d’euros de mesures immédiates. 

Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d’une prime “de risque de 118 euros bruts (100 euros nets mensuels)“, versée dès juillet “à tous les professionnels des services d’urgence (hors médecins)”. Cette prime concernera environ “30 000 personnes”, a précisé devant la presse la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Une prime de coopération de 100 euros brut mensuels sera en outre mise en place pour les infirmiers et aides-soignants à qui seront déléguées des tâches médicales dans le cadre de protocoles prévus par la loi Santé adoptée mardi au Sénat.

S’y ajoute une enveloppe de 15 millions d’euros censée “permettre aux services d’urgence en tension” de “renforcer leurs effectifs paramédicaux durant la période estivale et de maintenir ainsi un maximum de lits ouverts”, précise un communiqué du ministère.

Cette annonce intervient alors que la semaine dernière, Agnès Buzyn avait tenté de désamorcer la crise en promettant une “stratégie d’ensemble” incluant la mission, ainsi que des primes pour les personnels et des crédits pour les travaux nécessaires.