Apple réclame des assurances sur la protection des données aux développeurs d’applications

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Apple réclame des assurances sur la protection des données aux développeurs d'applications

Apple a commencé à publier des résumés sur la protection de la vie privée sur ses différents Appstores sur iOS, iPadOS, macOS, watchOS et tvOS. Sur ces boutiques d’applications, les développeurs devant désormais répondre à un questionnaire lorsqu’ils soumettent une application ou une mise à jour.

Selon la firme de Cupertino, cette exigence s’applique à tous les développeurs, y compris à elle-même. Les développeurs sont tenus de dire à Apple si les applications collectent des informations telles que des noms, des adresses e-mail, des numéros de téléphone, des adresses personnelles et des données sur la santé et la forme physique. Les informations fournies dans le résumé sont réparties en trois types : Les données utilisées pour vous suivre, les données qui vous sont liées, les données qui ne vous sont pas liées.

La première catégorie est définie comme les données combinées avec des données provenant d’autres applications ou sites à des fins de publicité ou de collecte auprès de courtiers en données, et la catégorie liée est celle des données liées à un compte utilisateur sur l’application ou l’appareil. Les utilisateurs peuvent toujours refuser des autorisations au sein de l’application s’ils le souhaitent. Le résumé est entièrement basé sur les réponses fournies par le développeur, le processus d’examen de l’application existante restant distinct.

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Suivi auprès des développeurs

Sur la question de savoir comment les développeurs sauront quelles sont les implications sur la vie privée des bibliothèques qu’ils utilisent, Apple a déclaré qu’elle voyait les fabricants de SDK mettre à jour leur documentation de manière à fournir des informations sur la vie privée, mais qu’il restait de la responsabilité des développeurs de répondre pour l’ensemble de l’application.

Apple a déclaré qu’elle pourrait assurer un suivi auprès des développeurs si les informations fournies s’avéraient incorrectes ou si les utilisateurs signalaient une divergence, et que le fait de ne pas répondre honnêtement aux questions pouvait entraîner la radiation de l’application. La société a ajouté que les autorités nationales de réglementation des données pourraient traiter le résumé sur la protection de la vie privée comme une déclaration publique sur laquelle réglementer et fonder leurs décisions.

Le résumé actuel n’est pas figé, Apple ayant déclaré qu’il ferait évoluer les exigences au fil du temps. Les nouvelles informations ont été signalées pour la première fois en juillet. L’année prochaine, Apple commencera à forcer les développeurs à montrer aux utilisateurs la nouvelle invite d’autorisation de suivi des applications lorsqu’ils veulent suivre les utilisateurs. Cette invite est apparue dans la récente version 14 de l’iOS. La firme de Cupertino a également dévoilé lundi une mise à jour de sa politique de confidentialité, qui a été présentée comme conforme aux définitions du RGPD sur le Vieux Continent.

Apple fait profil bas

“Nous traitons toutes les données qui se rapportent à une personne identifiée ou identifiable ou qui sont liées ou peuvent être liées à ces données par Apple comme des “données personnelles”, quel que soit le lieu de résidence de la personne”, indique la direction de la marque à la Pomme.

“Cela signifie que les données qui vous identifient directement  – comme votre nom – sont des données personnelles, et aussi les données qui ne vous identifient pas directement, mais qui peuvent raisonnablement être utilisées pour vous identifier – comme le numéro de série de votre appareil – sont des données personnelles”, explique la société californienne.

La nouvelle politique du géant américain indique qu’Apple n’utilise pas “d’algorithmes ou de profilage” pour prendre des décisions qui auraient un impact significatif sur les clients sans qu’un humain ne procède à un examen. Celle-ci s’applique également à ses partenaires et fournisseurs de services, dont Goldman Sachs. Pour Apple, les données qu’elle collecte à partir des cookies des navigateurs sont traitées comme des “données non personnelles”, mais lorsqu’elles sont combinées à d’autres données personnelles qu’elle détient, elles relèvent de la compétence de la Commission des données personnelles.

Source : ZDNet.com

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