Amazon est contraint de ne livrer que les produits de première nécessité

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Amazon est contraint de ne livrer que les produits de première nécessité

Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné mardi à Amazon France d’établir une évaluation des risques inhérents à l’épidémie de Covid-19 sur ses entrepôts et de restreindre en attendant son activité aux seuls produits essentiels, selon le jugement obtenu par l’AFP.

La juridiction estime que la société a « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés » et l’enjoint de restreindre son activité « aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

Amazon a décidé de faire appel de la décision. « Nous sommes en désaccord avec la décision du tribunal judiciaire de Nanterre et évaluons ses implications pour nos sites. Nous continuons à travailler avec toutes les parties prenantes et à apporter les éclaircissements nécessaires comme depuis le début de cette crise » a déclaré, mardi soir, le groupe sur son compte Twitter.

Amazon France dit avoir mis en place des mesures pour lutter contre la propagation du virus : « Nous avons aussi mis en place des contrôles de température quotidiens, des mesures de distanciation sociale de 2 m et triplé nos équipes d’entretien pour renforcer le nettoyage de 200 zones supplémentaires sur chaque site en France ». Et le géant du e-commerce rappelle avoir distribué en France, ces dernières semaines, « plus de 127 000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27 000 litres de gel hydro alcoolique, plus de 1,5 million de masques. »

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Amazon devra travailler avec les instances représentatives du personnel

Cette décision du tribunal est en revanche saluée par l’union syndicale Solidaires. « Après une audience de référé qui s’est tenue le le 10 avril dernier sur le litige qui oppose l’Union syndicale Solidaires et l’association « Les Amis de la Terre » à la société Amazon France Logistique, le Tribunal Judiciaire de Nanterre vient de nous donner grandement satisfaction » évoque un communiqué. « Après une décision similaire associant notamment les organisations syndicales à l’évaluation des risques professionnels, rendue contre La Poste la semaine dernière, l’Union syndicale Solidaires se félicite de ce résultat qui ouvre la voie à d’autres actions » poursuit l’union syndicale.

Quelques voix s’élèvent toutefois pour défendre les initiatives de sécurité mises en place au sein des entrepôts d’Amazon, en atteste le témoignage d’une salariée publiée sur Médiapart. Dans un article de blog, elle y raconte son quotidien et les mesures mises en place pour respecter les gestes barrière.

Alors que le commerce physique est soumis à de fortes restrictions, rappelons que la vente en ligne reste jusqu’à présent autorisée, bien que confrontée à des difficultés sur le terrain. La Fevad a rappelé en effet, la semaine dernière, que les livraisons e-commerce subissaient des conséquences des autres mesures prises, notamment la mise en pause de l’activité des acteurs du relais « en raison de la fermeture de la plupart des points de retrait. » La fédération a par ailleurs précisé que Movin’On et l’Aslog, au travers de la communauté SupplyChain4Good, organisaient « dès à présent la mise en relation des capacités logistiques disponibles et les besoins des acteurs qui sont en première ligne (hôpitaux, distribution alimentaire et produits de première nécessité…). »

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