Alexeï Navalny annonce qu’il met un terme à sa grève de la faim – Le Monde

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Alexeï Navalny, actuellement emprisonné, a annoncé vendredi 23 avril qu’il mettait un terme à sa grève de la faim, laquelle avait démarré voici vingt-quatre jours et avait pour objectif de dénoncer les conditions de détention de l’opposant russe, dont l’état de santé, en constante dégradation, avait suscité de fortes inquiétudes.

Dans un message publié sur son compte Instagram, M. Navalny explique qu’il demande toujours à voir un médecin : « Je perds en partie la sensibilité dans mes mains et mes jambes (…) Etant donné l’évolution de ma grève de la faim et les circonstances dans lesquelles elle a cours, j’ai décidé d’y mettre un terme. »

Plusieurs médecins proches de M. Navalny, dont son médecin personnel, l’avaient exhorté jeudi à arrêter « immédiatement » sa grève de la faim, disant craindre sa mort, sinon des « dommages considérables » pour sa santé, s’il continuait.

Cet appel intervenait au lendemain de manifestations qui ont eu lieu dans toute la Russie, et qui appelaient à la libération de l’opposant, âgé de 44 ans. En début de semaine, M. Navalny avait été transféré de la colonie pénitentiaire où il se trouve incarcéré vers un hôpital pour prisonniers tuberculeux .

Lire aussi le récit : Le fossé se creuse entre le pouvoir et les manifestants pro-Navalny

M. Navalny avait cessé de s’alimenter depuis trois semaines pour protester contre ses conditions de détention, accusant l’administration pénitentiaire de le priver d’une consultation médicale alors qu’il est en proie à une double hernie discale.

M. Navalny souffrait déjà du dos et d’une perte de sensibilité au niveau des jambes et des mains avant sa grève de la faim. Son état s’est depuis dégradé, au point que l’opposant se décrit lui-même comme un « squelette déambulant dans une cellule ». Ses avocats, qui ont pu le voir, ont eux aussi jugé son état « très faible ».

Les proches de M. Navalny sont d’autant plus inquiets que ce dernier a survécu de justesse, l’an passé, à un empoisonnement à un agent neurotoxique (lequel l’avait plongé dans le coma), acte criminel qu’il accuse le Kremlin d’avoir commandité.

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Le Monde avec AFP

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