L’ancien premier ministre, nommé par le président de l’Assemblée Richard Ferrand, confirmera son départ de la mairie de Bordeaux lors d’une conférence de presse jeudi matin.

Il va se mettre en retrait de la vie politique. Nommé par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, l’ancien premier ministre et actuel maire (ex-LR) de Bordeaux, Alain Juppé, s’apprête à rejoindre le Conseil constitutionnel. «Je remercie (Richard Ferrand) de cette proposition qui m’honore. Je l’ai acceptée», indique-t-il dans un communiqué publié ce mercredi après-midi. Il remplacera rue de Montpensier l’un de ses successeurs à Matignon: le socialiste Lionel Jospin, qui a siégé parmi les Sages pendant neuf ans.

Avec cette décision, l’édile girondin va devoir renoncer à son mandat local, censé s’achever l’année prochaine. «J’ai décidé, il y a plusieurs mois, de ne pas me représenter à l’élection municipale de mars 2020. Je comptais annoncer cette décision au lendemain des élections européennes fin mai prochain. Ma nomination bouleversera ce calendrier. C’est avec une profonde émotion que je me prépare à quitter mes fonctions de maire et de président de la métropole de Bordeaux qui m’ont procuré tant de bonheur», assure-t-il. Il se justifiera plus longuement lors d’une conférence de presse organisée jeudi matin à l’Hôtel de ville.

Juppé a accepté mardi

Selon nos informations, la proposition de Richard Ferrand de nommer Alain Juppé au Conseil constitutionnel a été récemment concertée avec Emmanuel Macron. Les deux hommes s’en sont parlé pour la première fois il y a quelques semaines à peine. Après avoir obtenu l’aval du président de la République, le locataire du perchoir a contacté l’ancien candidat à la primaire de la droite. C’était dimanche. Ce dernier a ensuite pris 48 heures de réflexion, avant de donner une réponse favorable mardi soir.


Emmanuel Macron nomme Jacques Mézard

LUDOVIC MARIN/AFP

Parallèlement à l’annonce de la nomination d’Alain Juppé par Richard Ferrand, l’Élysée a publié un communiqué indiquant qu’Emmanuel Macron allait lui aussi nommer quelqu’un au Conseil constitutionnel. Le chef de l’État a choisi de proposer son ancien ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, qui a accepté. L’actuel sénateur radical du Cantal remplacera Michel Charasse rue de Montpensier. «Avec Alain Juppé et Jacques Mézard, la macronie nomme un homme de droite et un homme de gauche “en même temps”. Ça nous va assez bien», s’amuse un proche d’Emmanuel Macron.