Afghanistan : «2000 personnes évacuées» d’ici mardi, Le Drian juge «nécessaire» un délai au-delà du 31 août – Le Parisien

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« Demain (mardi), il y aura eu 2 000 personnes évacuées en un peu plus d’une semaine depuis Kaboul. » Depuis la base aérienne 104, aux Émirats arabes unis, où sont situées les forces françaises, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a fait le point ce lundi sur les évacuations depuis l’Afghanistan. 250 personnes, dont 240 Afghans, étaient arrivées dans la nuit de dimanche à lundi en France, lors d’un septième vol d’évacuation.

Deux autres vols pourraient arriver à Paris dans la journée de lundi. Depuis les Émirats arabes unis, aux côtés de la ministre des Armées Florence Parly, Jean-Yves Le Drian a expliqué qu’il y aura, mardi, « 2000 personnes évacuées ». En une semaine, « c’est un exploit », s’est félicité le ministre des Affaires étrangères.

En début d’après-midi, ce lundi, Paris avait jugé « nécessaire » un « délai supplémentaire » au-delà du 31 août. « Nous sommes préoccupés de la date butoir fixée par les États-Unis le 31 août. Un délai supplémentaire est nécessaire pour mener à bien les opérations en cours », a dit Jean-Yves Le Drian à des journalistes l’accompagnant sur la base aérienne 104 d’Al-Dhafra, à 30 kilomètres d’Abou Dhabi.

Depuis la mise en place il y a une semaine de l’opération Apagan, lancée au lendemain de la prise de Kaboul par les talibans, la France a rapatrié via Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, un peu moins d’une centaine de Français et plus de 1300 Afghans, avait précisé le colonel Pascal Ianni, porte-parole de l’Etat major des armées. Parmi les évacués, 90 sont Français a expliqué Jean-Yves Le Drian depuis la base aérienne 104. « Les autres sont des agents locaux qui ont travaillé pour nous, soit des auxiliaires de défense, et puis essentiellement des Afghans sont qui sont en risque de par leur engagement », a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Les Afghans exfiltrés pourront effectuer une demande d’asile en France s’ils le souhaitent. Tous sont logés et nourris à leur arrivée, et pris en charge sur le plan sanitaire et administratif. Outre ses ressortissants, Paris souhaite aider à sortir du pays les auxiliaires de l’armée française, les employés d’organisations françaises et des personnalités de la société civile ciblées par les talibans en raison de leurs engagements.

Le Drian et Parly sur la base aérienne 104

Aux Émirats arabes unis, les deux ministres ont rencontré « les diplomates, les militaires, les policiers et l’ensemble des personnels qui concourent, dans des conditions extrêmement difficiles, au déroulement des opérations d’évacuation depuis Kaboul ». Ils ont également été reçus par le prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed al-Nahyane, dirigeant de facto des Émirats arabes unis (EAU).

Cet entretien a été l’occasion de « remercier les autorités émiriennes pour leur soutien dans la conduite de ces opérations d’évacuation » et de « souligner l’excellence du partenariat stratégique entre la France et les EAU ». La France dispose d’une implantation militaire permanente aux Émirats, d’où elle a mené une partie de ses opérations aériennes contre le groupe État islamique (EI) en Irak.

VIDEO. « Agissez maintenant ! » : le cri d’Afghans lors d’une manifestation à Paris

Huit jours après la prise du pouvoir par les talibans, des milliers de personnes se massent toujours aux abords de l’aéroport de Kaboul pour tenter de fuir le pays, dans une tension et un chaos indescriptibles qui compliquent les opérations d’évacuation. Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue, selon le ministère britannique de la Défense.

Le temps presse avant le 31 août, date fixée par l’administration américaine pour le retrait définitif de ses forces d’Afghanistan. Ce calendrier est jugé de plus en plus intenable par les partenaires des États-Unis et Joe Biden n’a pas exclu dimanche de prolonger la présence des soldats américains. Une idée loin de plaire aux talibans, qui menacent ce lundi Washington de « conséquences » si cette échéance n’était pas respectée.

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