Affaire des “écoutes”: l’avocate de Sarkozy dénonce “une enquête injustifiable” – BFMTV

Spread the love
  • Yum

Nicolas Sarkozy et son avocate Jacqueline Laffont ont vilipendé les investigations d’ampleur révélées jeudi pour tenter d’identifier une “taupe” dans l’affaire dites des “écoutes”, nouvel épisode difficile pour le parquet financier déjà sous le feu des critiques dans l’affaire Fillon ou Kohler.

Nicolas Sarkozy a dénoncé jeudi une “invraisemblable accumulation de manquements et de dysfonctionnements” après la révélation, par l’hebdomadaire Le Point, d’investigations d’ampleur menées par le parquet national financier (PNF) sur des ténors du barreau, pour tenter d’identifier une “taupe” éventuelle dans l’affaire dite des “écoutes”. “En réaction aux révélations du Point, je n’exprime qu’une seule demande: le respect de l’Etat de droit”, a affirmé sur twitter l’ancien chef de l’Etat, qui doit être jugé dans l’affaire “des écoutes” en fin d’année.

“Les choses s’emballent quand il s’agit de Nicolas Sarkozy. Cette enquête parallèle est en elle-même injustifiable. On a utilisé des moyens déloyaux”, a ensuite expliqué sur BFMTV son avocate Jacqueline Laffont.

Selon l’hebdomadaire, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) ont un temps épluché les factures téléphoniques détaillées (“fadettes”) de nombreux ténors du barreaux et de leurs collaborateurs, parmi lesquels Mes Eric Dupond-Moretti, Jean Veil, Jacqueline Laffont, Pierre Haïk, Hervé Témime ou Marie-Alix Canu-Bernard mais aussi d’une magistrate ou des lignes fixes du PNF. Certains avocats ont même été géolocalisés.

Nouvelles critiques contre le parquet national financier

Objectif : retrouver la taupe éventuelle au sein de la magistrature qui aurait fait fuiter l’existence d’écoutes visant MM. Sarkozy et Herzog. Ces personnes ont pour point commun d’avoir été de près ou de loin en contact avec Me Herzog le 25 février 2014, jour où lui et Nicolas Sarkozy auraient, selon les enquêteurs, compris que la fameuse ligne téléphonique “Paul Bismuth” était écoutée.

Ces nouvelles critiques interviennent au moment où l’indépendance du parquet national financier, créé sous la présidence de François Hollande, est mise en cause.

Il y a quelques jours, Eliane Houlette, à sa tête jusque fin juin 2019, a affirmé avoir subi des “pressions” procédurales de la part du parquet général dans la conduite de l’affaire Fillon, des déclarations interprétées par le camp de l’ex-candidat à la présidentielle comme l’aveu de pressions politiques pour mettre en cause leur champion.

Plus récemment encore, le PNF a été accusé d’avoir classé sans suite une enquête visant le bras droit d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler, après une lettre du chef de l’Etat à décharge.

Hélène Favier

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *