Jonathann Daval a craqué. Le principal suspect du meurtre de sa femme Alexia, a avoué avoir tué seul son épouse, après avoir changé sa version à plusieurs reprises. “Monsieur Daval s’est réfugié dans son déni pour, au bout d’une heure et quart, une heure vingt de confrontation, s’effondrer en sanglots et avouer finalement qu’il avait donné la mort à Alexia Daval”, a déclaré le procureur de la République de Besançon devant la presse. 

Un revirement de situation qui intervient après la confrontation de l’informaticien de 34 ans avec sa belle famille, vendredi 7 décembre. Une rencontre dont espérait beaucoup les parents, la sœur et le beau-frère d’Alexia, et lors de laquelle il avait pourtant maintenu sa version d’un complot familial.

Depuis vendredi matin, Jonathann Daval était successivement confronté à Grégory Gay, Stéphanie Gay puis aux parents d’Alexia, l’un après l’autre. C’est lors de son face à face avec sa belle-mère qu’il a fini par avouer, de nouveau, avoir tué son épouse. 

“Je suis soulagée”

Selon le procureur de la République, Jonathan Daval s’est alors “mis à genoux devant sa belle-mère, manifestement pour solliciter son pardon”. À l’issue de cette confrontation avec son gendre, la mère de la victime s’est dite “soulagée”.

Isabelle Fouillot a également expliqué avoir apporté “une photo d’Alexia et du chat Happy (ndlr : le chat du couple) ce qui a permis de déclencher la vérité”. L’initiative aurait en effet poussé Jonathan Daval dans ses retranchements émotionnels. “(J’ai) bien insisté sur le fait qu’on l’a aimé pendant dix ans et qu’il fallait qu’il se libère de ce carcan de déni dans lequel il était et ses accusations contre Grégory et Stéphanie tellement odieuses”, a-t-elle ajouté.

D’après le procureur, les circonstances du drame décrites par l’informaticien sont proches de celles qu’il avait soutenues lors de sa garde à vue. “Il continue à dire qu’il n’a jamais eu l’intention de donner la mort à Alexia Daval”, précise le magistrat. Parlant toujours d’un “accident”, il affirme de nouveau “que sa femme a fait une crise (et) qu’il n’a absolument pas prémédité son geste”, précise le magistrat.

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