Un cortège mené par des dizaines de « gueules cassées » à Paris, des hommages en province : pour leur acte XII ce samedi, les gilets jaunes mettront notamment en avant les centaines de manifestants blessés, parfois gravement, depuis le début de la contestation sociale, en demandant la fin des « violences policières qui mutilent ».

« Des blessures de guerre »

Antonio Barbetta, un gilet jaune grièvement blessé au pied sur les Champs-Élysées, est à l’origine de cette initiative. Il a expliqué sur France Inter que le but de la manœuvre était que « le monde entier sache et voie ce qu’on fait au peuple français en souffrance ».

Lors d’une conférence de presse avec Eric Drouet mercredi, Jérôme Rodrigues, atteint à l’œil place de la Bastille le 26 janvier, a appelé les gilets jaunes à se mobiliser lors de cet acte XII et a dénoncé des « blessures de guerre ». « Il y a eu 14-18 et aujourd’hui on va faire quoi ? Les nouvelles gueules cassées de 2018 et 2019 ? », a-t-il lancé.