L’acte 12 des gilets jaunes programmé ce samedi 2 février, mettra notamment en avant les centaines de manifestants blessés, parfois gravement, depuis le début de la contestation, en réclamant la fin des “violences policières qui mutilent”, à travers plusieurs rassemblements. Le point. 

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Dans le Sud-Ouest

A Bordeaux, le principal point de rendez-vous devrait être la place de la Bourse, à 13 heures. C’est ce qu’annoncent plusieurs “événements” créés sur Facebook. Le plus suivi, dénommé “Acte 12: Bordeaux” comptait ce vendredi à midi, plus de 2800 internautes se disant intéressés. Une autre action pourrait avoir lieu du côté du quartier du Lac, toujours à Bordeaux, où un groupe Facebook baptisé “Battons-nous contre les parasites du système” fixe un rendez-vous à 13 heures, annonçant “des opérations”, sans plus de détails (431 internautes se disent intéressés). D’autres veulent réaliser “une marche nocturne”, à partir de 19 heures, depuis le Grand-Parc. Enfin, une “marche des femmes gilets jaunes” est annoncée pour dimanche, 13h, depuis la place de la Bourse.

A Pau, après les nocturnes de Tarbes il y a quinze jours et Oloron la semaine passée, la grande manifestation régionale tournante des gilets jaunes revient à Pau ce samedi. Cette fois, retour à un horaire de journée: 14 heures au départ de la place Verdun. La marche matinale de 10 heures au départ de la même place est annulée.

A Périgueux, le rassemblement des gilets jaunes de la Dordogne organise une deuxième “marche citoyenne”. Le rendez-vous est donné devant le palais de justice de Périgueux à 14 heures. 

En Charente-Maritime. A Royan, rassemblement prévu à 14 heures, place Gantier, près de la gare, puis défilé à travers la ville. A La Rochelle, rassemblement à 14 heures place de Verdun. 

En Charente. Les gilets jaunes de Cognac ont prévu de se réunir au rond-point de la Trache, comme tous les samedis. Cette journée devrait prendre une tournure particulière puisque certains manifestants ont prévu d’apporter leur soutien à Sébastien Winterstein. Cet homme de 20 ans a été condamné, jeudi, à onze mois de prison ferme pour violences en réunion. Une frange des gilets jaunes a manifesté sa désapprobation vis-à-vis d’une peine jugée “injuste”.

A Bayonne, les gilets jaunes du département  préparent cette fois une marche nocturne, pour un Acte 12, qui s’élancera samedi à 20 heures, depuis l’esplanade Roland-Barthes.

En Lot-et-Garonne. Un rassemblement départemental est annoncé à Villeneuve sur Lot, à 14 heures, rond-point de Gifi, pour une marche vers le centre-ville. 

Dans les Landes, la seule mobilisation déclarée en préfecture pour samedi est la distribution de tracts et la signature d’unepétition pour réclamer un référendum d’initiative citoyenne (RIC) au rond-point de Saint-Avit. A Dax, une marche doit avoir lieu à partir de 10 heures, au départ des arènes. A Mont-de-Marsan, le rendez-vous est désormais habituel, à 15 heures, devant les arènes. 

Ailleurs en France

A Paris, les “gilets jaunes” appellent ainsi à une “marche blanche” dans le “calme” en hommage “aux blessés et aux mutilés victimes de la violence policière”. Des manifestants, qui ont perdu un oeil touché par un tir de lanceur de balles de défense (LBD), une main emportée par l’explosion de grenades lacrymogènes GLI-F4, ou ont été blessés par des projectiles de grenade de désencerclement DMP, y réclameront l’interdiction de ces trois armes.

A Marseille, les “gilets jaunes” ont prévu en prélude au défilé sur le Vieux port, l’érection d’un “mur de la honte” en souvenir des 14 personnes mortes (11 en France, 3 en Belgique) en marge des manifestations depuis le début du mouvement le 17 novembre.

Des “gilets jaunes” se rassembleront également samedi à Nancy “contre les violences policières”, et dimanche à Nantes en hommage aux blessés.  A Valence (Drôme), où Emmanuel Macron s’était déplacé la semaine dernière, les autorités attendent jusqu’à 10.000 manifestants samedi après-midi.

A Toulouse, les “gilets jaunes” innovent ce week-end, en ordre dispersé, certains affichant le souhait de sortir du cercle vicieux des manifestations avec violences des samedis précédents. Une assemblée citoyenne est prévue dimanche pour “structurer le mouvement” dans une salle prêtée par la municipalité. 

Quelle sera l’ampleur de la mobilisation ? 

Samedi dernier, le ministère de l’Intérieur avait dénombré 69.000 gilets jaunes mobilisés dans le pays, en baisse par rapport aux 84.000 recensés une semaine plus tôt. Un comptage contesté acte après acte par les manifestants. Plutôt en baisse à Paris, la mobilisation est restée soutenue dans plusieurs grandes villes de province, notamment Toulouse et Bordeaux, émaillée de heurts avec les forces de l’ordre.

Pour poursuivre la mobilisation, la CGT a appelé à une “grève générale” le 5 février, un appel relayé par Éric Drouet, une figure des gilets jaunes, le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon ou encore Olivier Besancenot (NPA) et le PCF.