A un an de la présidentielle, Emmanuel Macron lance une offensive sur la sécurité – Le Monde

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Emmanuel Macron s’est rendu, lundi 19 avril, dans un poste de police de Montpellier.

Bains de foule improvisés avec des jeunes, échanges à bâtons rompus avec des habitants d’un quartier difficile, des policiers et des élus, quelques huées au passage de sa voiture aussi… Comme un air de campagne, déjà. A un an de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a lancé une nouvelle offensive sur la thématique régalienne, lundi 19 avril, en effectuant un déplacement à Montpellier axé sur la sécurité, couplé à un long entretien au Figaro sur le même sujet.

Le chef de l’Etat y défend son bilan en la matière et promet de tenir d’ici à la fin du quinquennat son objectif de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires – le nombre de recrues atteignant pour l’heure 6 214, selon les chiffres avancés par le chef de l’Etat lui-même. « Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017. Ça rassure les gens, ça dissuade les délinquants », assure-t-il au quotidien, en disant se « battre pour le droit à la vie paisible ».

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Déplorant « une forte augmentation des violences sur les personnes », le chef de l’Etat s’engage à lutter de manière vigoureuse contre la délinquance, en particulier les trafics de stupéfiants, désignés comme « la mère des batailles ». Il appelle à « les éradiquer par tous les moyens », afin de « faire reculer la délinquance partout ». Favorable au lancement d’un débat national sur la consommation de drogue, il prévient être contre « la dépénalisation généralisée ». Autre annonce : la création à Montpellier d’une « école de guerre avec de la formation continue » pour les policiers.

Pas question de se faire déborder sur sa droite

La posture de fermeté est assumée. En renforçant son flanc droit, l’ancien ministre de l’économie de François Hollande espère avant tout contrer l’angle d’attaque favori de ses principaux rivaux dans la course à l’Elysée – le candidat de droite Xavier Bertrand et celle d’extrême droite, Marine Le Pen – qui l’accusent de faire preuve de laxisme. Le premier dénonce l’« échec total » du locataire de l’Elysée sur la sécurité ; la seconde fustige « le président du chaos, de la violence partout, tout le temps ».

Des attaques récurrentes, qui illustrent l’enjeu stratégique de ce sujet dans l’optique de la présidentielle. Selon un récent sondage de l’institut Elabe, les électeurs citent la sécurité (30 %) comme l’un des thèmes qui comptera le plus dans leur choix, juste derrière l’emploi et le pouvoir d’achat (31 %). Pas question, dès lors, de se faire déborder sur sa droite, en laissant penser que ces sujets seraient une sorte d’impensé.

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