À Saint-Denis , on embauche pour le vaccinodrome du Stade de France : “Ce n’est pas seulement un job, c’est pa – franceinfo

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Dans la salle des mariages, au deuxième étage, les candidats défilent. “Sur la partie accueil, vous vous sentez à l’aise ? Je vois que vous avez travaillé notamment dans la vente…”, demande Julien, le recruteur. Mardi 23 mars a eu lieu la première session de recrutement à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis : la Seine-Saint-Denis recrute en effet pour son vaccinodrome, un centre géant pour accélérer la vaccination contre le coronavirus Covid-19 dans un des départements les touchés par la pandémie, avant son ouverture début avril au Stade de France.

Le recruteur interroge Sarah, l’une des candidates. Est ce que vous avez déjà travaillé sur Excel ? Car il faudra savoir manier les tableaux de chiffres. L’objectif est d’accueillir 10 000 personnes par semaine, soit 2 000 personnes par jour, au vaccinodrome. Il va falloir gérer la foule, les angoisses. Sarah est confiante et veut s’investir. Ce n’est pas juste un travail qu’elle vient chercher.

“Ca me donne envie de participer à ce projet. J’aimerais bien que ça redevienne comme avant…”

Sarah, candidate

à franceinfo

Quelque 120 jeunes sont reçus aujourd’hui en lien avec la mission locale de Saint-Denis. Demain, une autre centaine. Soixante seront recrutés en tout par la Ville pour la partie administrative et logistique. Mais pour ceux qui ne seront pas retenus, ce n’est pas perdu. “Comme ce centre de vaccination va monter en puissance dans les mois qui viennent, explique Julien, le recruteur, on aura déjà un fichier de jeunes qu’on aura rencontrés et qu’on pourra mobiliser pour cette phase de développement du centre de vaccination.”

Marie, son CV sous le bras, a de bonnes chances d’être prise : elle affiche une grande aisance relationnelle, un grand sourire et surtout, une grande motivation.

“Pour moi, c’était important que je puisse participer à ma façon de se relever de cette crise qui touche vraiment tout le monde. Quand j’ai vu l’offre, j’ai directement postulé !”

Marie, candidate

à franceinfo

“En plus, j’habite à côté du stade, poursuit Marie, tout sourire. Et puis, j’ai ce côté très humanitaire, très associatif. C’est un job, certes, mais il y a aussi ce côté très humain : on doit tous se serrer les coudes et travailler ensemble pour s’en sortir.”

Pour lutter contre l’épidémie, Karim, lui aussi candidat, s’était déjà investi lors du dernier confinement, notamment en participant à des maraudes alimentaires. Aujourd’hui, il veut encore compter travailler au vaccinodrome. “Ce n’est pas seulement un job, indique-t-il. C’est participer à un effort national. Au moins dans quelques années, je pourrai reparler à mes enfants de cette mobilisation à laquelle j’ai participé. Le vaccinodrome a vocation à ouvrir sept jours sur sept et douze heures par jour, précise la mairie. Le département va de son côté recruter 100 autres étudiants pour gérer la plateforme numérique et la prise de rendez vous.

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