5G : Free mène les débats, Orange suit

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5G : Free mène les débats, Orange suit

Free a retenu les leçons du passé. Après avoir souffert pendant de nombreuses années de la faiblesse de ses infrastructures réseaux, l’opérateur détenu par Xavier Niel entend aujourd’hui faire figure de bon élève en ce qui concerne la 5G, alors même que les acteurs du marché continuent à déployer leurs réseaux mobiles de nouvelle génération.

Si l’opérateur avait jusque-là donné la priorité au déploiement de sites non spécifiques à la 5G – notamment via la bande des 700 MHz – il s’est bien repris ces dernières semaines… jusqu’à afficher le deuxième meilleur total de sites spécifiquement dédiés à la 5G, avec un parc de près de 1 300 sites équipés sur la “bande reine” de la nouvelle génération de technologie mobile, celle dite des 3,5 GHz, dont les fréquences ont été achetées à grand frais par les opérateurs français à l’automne 2020.

Source : Arcep.

En comptabilisant les sites équipés sur la bande basse des 700 MHz – qui ne peuvent garantir la montée en débit promise par les promoteurs de la 5G, mais font office de “relais” pour couvrir davantage de territoire – l’opérateur de Xavier Niel dépasse même la barre des 10 000 sites 5G au 31 mai dernier, comme en attestent les derniers chiffres mensuels livrés ce jeudi par l’Arcep.

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Bouygues Telecom et SFR s’accrochent

De quoi ériger le “trublion des télécoms” en challenger sérieux pour Orange. Si l’opérateur historique est battu dans les chiffres, il conserve toutefois l’avantage à la faveur d’un plus grand nombre de sites 5G équipés sur la bande des 3,5 GHz – les seuls à même de garantir l’explosion des débits tant affichée jusqu’à maintenant – avec près de 1 600 sites 5G à la fin mai.

Avec près de 3 000 sites estampillés 5G – dont plus de 1 000 équipés sur la bande des 3,5 GHz – Bouygues Telecom s’accroche et reste dans la roue d’Orange et Free. De même que SFR, qui dispose également de 1 005 sites 5G sur la bande reine de la 5G (ainsi que de près de 1 000 sites sur des bandes annexes).

Jusque-là mariés à Huawei, les deux opérateurs – traditionnellement “alliés” sur le marché français – continuent par ailleurs leur marathon judiciaire contre l’Etat, à qui ils réclament des compensations financières après l’embargo imposé à leur principal fournisseur d’équipements réseaux, le chinois Huawei, soupçonné d’accointances avec le régime de Pékin. Comme le rapportait L’Express en début de semaine, les deux opérateurs envisagent de porter l’affaire devant la justice administrative après avoir réalisé une première estimation de leur préjudice, que Bouygues Telecom a d’ores et déjà chiffré pour son seul réseau à pas moins de 900 millions d’euros… affaire à suivre.

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