Pour Ericsson, le futur s’écrit sans conteste avec la 5G. Selon un récent rapport publié par l’entreprise suédoise de télécommunications, la dernière technologie sans fil devrait assurer 35 % du trafic mondial de données mobiles d’ici à la fin 2024, pour 1,9 milliards d’abonnements mobiles 5G, soit 20 % de l’ensemble des abonnements souscrits à cette date.

 

Et si l’Amérique du Nord, suivie de l’Asie du Nord-Est mèneront l’adoption de la 5G, avec respectivement 63 % et 47 % de leurs abonnements mobiles souscrits dans le cadre d’offres 5G, l’Europe occidentale comptera pour sa part 40 % d’abonnements souscrits en 5G en 2024.

Spécialisé dans le déploiement d’infrastructures mobiles, Ericsson se veut ambitieux sur ce front et estime notamment que, d’ici 2024, 45% de la population mondiale disposera d’une couverture 5G. Un chiffre qui pourrait même atteindre la barre des 65 % si la technologie de partage du spectre permet des déploiements 5G sur les bandes de fréquences LTE.

“Au cours des cinq prochaines années, l’adoption de l’abonnement 5G devrait être nettement plus rapide que celle du LTE, après son lancement en 2009”, estime ainsi l’état-major de la société suédoise, qui relève que plus de 10 millions d’abonnements 5G sont prévus dans le monde d’ici la fin de 2019.

 

Source : Ericsson

Si l’opérateur britannique Vodafone envisage d’ores et déjà de substituer ses offres 3G par la 5G et pourrait désactiver son réseau 3G dans les “deux à trois prochaines années” ainsi que l’a récemment fait savoir l’un de ses responsable au site spécialisé Pocket-Lint, la 5G ne devrait en revanche pas concurrencer la 4G (ou LTE). Tel est du moins l’avis d’Ericsson.

Pour la société suédoise, “le pic des abonnements LTE est prévu pour 2022, avec environ 5,3 milliards d’abonnements, et le nombre diminuera lentement par la suite. Toutefois, la technologie LTE restera la principale technologie d’accès mobile par abonnement dans un avenir prévisible, et l’on prévoit qu’elle atteindra près de 5 milliards d’abonnements à la fin de 2024”. 

Une croissance des abonnements qui pourrait avoir une incidence sur l’évolution de la consommation de données mobiles qui devrait augmenter de 82 % entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, et de 30 % par an entre 2018 et 2024.

Une évolution du trafic mobile poussé par la vidéo

Si cette évolution “a été principalement influencé par l’augmentation du nombre d’abonnements aux smartphones en Inde et par l’augmentation du trafic de données par smartphone par mois en Chine”, elle tient aussi à la hausse de la consommation de contenus vidéo.

Le trafic vidéo sur les réseaux mobiles devrait en effet augmenter d’environ 34 % par an jusqu’en 2024, pour représenter près des trois quarts du trafic de données mobile, contre environ 60 % en 2018, comme l’a relevé Ericsson.

Si le trafic de données mobiles devrait augmenter de 30 % par an entre 2018 et 2024, le trafic vidéo sur les réseaux mobiles augmentera pour sa part d’environ 34 % par an jusqu’en 2024, car les utilisateurs passeront plus de temps à diffuser et partager des vidéos. Il représentera près des trois quarts du trafic mobile de données, contre 60% en 2018.

 

Source : Ericsson

Le trafic de données sur les médias sociaux devrait également augmenter de 22 % au cours de la période 2018-2024. Toutefois, sa part du trafic de données devrait passer de 11 % en 2018 à 8 % en 2024 en raison de la croissance plus forte de la vidéo.

Une évolution qui tient beaucoup à la hausse des abonnements à haut débit sur mobile, qui représentera 95 % de l’ensemble des abonnements souscrit d’ici à 2024, comme le fait observer Ericsson, qui rappelle qu’il y avait, à la fin 2018, 5,1 milliards d’abonnements de smartphones, dont 99% pour la 3G et la 4G.