5 minutes pour tout comprendre de l’affaire du producteur roué de coups par des policiers à Paris – Nice-Matin

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L’homme noir, qui a été roué de coups, se prénomme “Michel”. Il est allé porter plainte avec son avocate, au siège parisien de l’Inspection général de la police nationale (IGPN). 

“On m’a dit sale nègre plusieurs fois et en me donnant des coups de poing”, rapporte la victime. “Des gens qui doivent me protéger m’agressent (…) je n’ai rien fait pour mériter ça”, a-t-il poursuivi devant la presse, “je veux juste que ces trois personnes soient punies par la loi”.

Le procès verbal des policiers

L’AFP a pu consulter le procès verbal dressé par les trois policiers. 

Ils indiquent être intervenus samedi dernier pour tenter d’interpeller “Michel” pour défaut de port du masque. “Alors que nous tentons de l’intercepter, il nous entraîne de force dans le bâtiment”, ont-ils écrit. 

Dans ce rapport, les policiers ont également rapporté que l’homme les avait frappés.

Or, sur la séquence vidéo qui dure 5 minutes, “Michel” semble résister en refusant de se laisser embarquer, puis tente de se protéger le visage et le corps. Il ne semble pas porter de coups. 

Sur les images, on voit ensuite des personnes qui parviennent à rejoindre l’entrée. Ce qui provoque le repli des policiers à l’extérieur et la fermeture de la porte du studio.

Les policiers tentent ensuite de forcer cette porte et finissent par jeter une grenade lacrymogène à l’intérieur du studio.

Des renforts arrivent sur les lieux et les forces de l’ordre somment le producteur de sortir. “Michel”, qui finit par obéir, est happé violemment par plusieurs policiers et les coups recommencent à pleuvoir. 

Les autres hommes présents dans le studio sont également poussés vers l’extérieur. Et selon leurs dires et les vidéos amateurs diffusées également sur les réseaux, ils ont eux aussi été frappés. 

Enquête classée et nouvelle procédure

Le producteur a par la suite été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique” et “rébellion”.

Une enquête finalement classée par le parquet de Paris, qui, dans la foulée, a demandé l’ouverture d’une nouvelle procédure pour “violences par personnes dépositaires de l’autorité publique” et “faux en écriture publique”.

Les investigations ont été confiées à l’IGPN.

L’avocate de la victime, Me Hafida El Ali, a indiqué qu’elle aussi avait ouvert une enquête sur les violences subies par son client qui s’est vu délivrer une incapacité totale de travail (ITT) de six jours. 

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