4G : Orange toujours au top en métropole, Free continue à remonter son retard

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4G : Orange toujours au top en métropole, Free continue à remonter son retard

Le déploiement de la 4G en métropole continue. Selon les derniers chiffres de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), 47 649 sites 4G sont autorisés à la date du 1er janvier 2020, pour un total de 42 141 sites en service, tous opérateurs confondus. Sur le mois de décembre, l’augmentation du nombre de sites 4G autorisés en métropole, et uniquement en métropole, s’élève à 1,6 %.

Pour rappel, l’ensemble du territoire français comptait, au 1er décembre 2019, 49 496 sites 4G autorisés, dont 43 960 en service, tous opérateurs confondus.

Depuis le 1er décembre 2019, le total des sites autorisés en métropole a évolué de la manière suivante :

  • + 0,9 % de sites autorisés sur le mois dans la bande 2,6 GHz avec un total de 31 795 stations autorisées ;
  • + 2 % dans la bande 2,1 GHz avec un total de 18 906 stations autorisées ;
  • + 1 % dans la bande 1 800 MHz avec un total de 40 142 stations autorisées ;
  • + 2 % dans la bande 800 MHz avec un total de 39 118 stations autorisées ;
  • + 7,1 % dans la bande 700 MHz avec un total de 20 999 stations autorisées.

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Orange toujours loin devant

Par ailleurs, l’ANFR relève qu’en ce qui concerne la 5G, 428 sites expérimentaux 5G sont aujourd’hui autorisés en métropole, dont 334 pour l’opérateur historique Orange, 54 pour Bouygues Télécom, 32 pour SFR et seulement 8 pour Free Mobile. Nul doute toutefois que ce nombre devrait largement évoluer d’ici au mois de juin prochain, date à laquelle l’appel d’offres pour la répartition des fréquences dévolues à la 5G sera finalisé sous l’égide de l’Arcep.

Dans le détail, Orange compte, au 1er janvier 2020, 23 620 sites 4G autorisés dans l’Hexagone pour 20 938 en service sur le territoire métropolitain. L’opérateur historique devance de loin SFR, qui compte pour sa part 20 099 sites 4G autorisés pour 18 342 en service, mais également Bouygues Telecom, qui enregistre de son côté 19 451 sites 4G autorisés pour 17 896 en service en métropole.

Source : ANFR

Free Mobile est encore loin derrière, avec 17 889 sites 4G autorisés pour 14 825 en service dans l’Hexagone. A noter que si le total théorique des sites 4G, qu’ils soient autorisés et/ou mis en service, excède largement la barre des 50 000, il ne prend pas en compte les mutualisations de sites mises en place par les opérateurs sur certaines bandes de fréquences.

Free bénéficie de la libération de la bande des 700 MHz

Reste que l’opérateur de Xavier Niel continue toujours à rattraper du terrain sur ses concurrents. Alors qu’Orange comptabilise 292 sites 4G en service supplémentaires sur le territoire métropolitain depuis le mois de décembre, contre 167 pour Bouygues Telecom et 124 pour SFR, Free Mobile surfe pour sa part sur une vague de fond autrement plus importante. Son parc de sites 4G actifs en métropole s’est ainsi agrémenté de 620 supplémentaires sur le mois.

La remontée de la filiale de la holding d’Iliad s’appuie notamment sur la libération de la bande des 700 MHz, dont elle est la principale bénéficiaire et qui lui a permis d’engranger un nombre conséquent de fréquences et de “doper”, ainsi le déploiement de son réseau 4G. C’est ainsi que l’opérateur a vu son portefeuille de sites 4G autorisés et/ou mis en service exploser au cours des derniers mois, comme en atteste le graphique ci-dessous, qui illustre l’évolution du nombre de mises en service de sites 4G sur la bande des 700 MHz et sa répartition entre les différents opérateurs.

 

Source : ANFR

Jusqu’ici utilisée par les acteurs audiovisuels pour la TNT, la bande des 700 MHz (et ses deux sous-bandes 703-733 MHz et 758-788 MHz) ont été attribuées en décembre 2015 aux opérateurs télécoms après la bascule de la TNT vers la haute définition (HD). Alors que le réaménagement des fréquences de la TNT a permis de concentrer toutes les fréquences utilisées pour la diffusion audiovisuelle dans une bande plus restreinte (bande 470-694 MHz), la bande des 700 MHz a de son côté été réattribuée aux opérateurs mobiles en six blocs de fréquences de 5 MHz, pour un prix global estimé à 2,7 milliards d’euros.

Pour rappel, à l’issue de l’appel d’offres organisé par les autorités sur cette bande en fin 2015, Orange et Free avaient obtenus tous deux deux blocs de fréquences de 5 MHz, tandis que Bouygues Telecom et SFR en avaient chacun gagné un seul. Les deux premiers opérateurs avaient signé un chèque de 932 millions d’euros, les deux derniers de 466 millions d’euros, pour s’offrir ces fréquences qui pourront également être utilisées dans le cadre du déploiement des réseaux 5G.

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